30 janvier 2016

Matin physio, muscu, yoga et course

Coureuse à l'intérieur, multicouches
Prête pour le froid
Après une formidable nuit de sommeil de 9 heures (ne soyez pas jaloux: je n'ai pas d'enfant, c'est facile!), je me suis réveillée tôt et motivée.

J'ai combiné mes exercices de physio, quelques postures de yoga et de la musculation (fessiers, abdos et bras). Ça a duré une demi-heure, parfaite pour bien réveiller mes muscles avant une petite sortie de course.

Il faisait froid ce matin, mais beau. Pas de gros soleil aveuglant, mais un ciel clair et peu de vent. J'ai donc enfilé un chandail à manches longues sous mon manteau, et des combines sous mes pantalons coupe-vent.

Normalement, la fin de semaine, je fais mes longues sorties. Comme je dois abandonner celles-ci pour un temps, j'ai fait 5km en 35:40, réchauffement et refroidissement inclus.

Coureuse souriante, l'hiver, rue de Montréal, le jour
Beau temps pour la course!
Je suis restée dans les rues de mon quartier: je n'avais pas envie de piétiner sur la glace au parc Jarry. Il était assez tôt pour que les petites rues soient tranquilles, ce qui m'a permis de courir surtout sur l'asphalte, plutôt que les trottoirs.

Ça m'a fait du bien, même si ça m'a encore montré que je n'aime pas courir en ville... Devoir ralentir à chaque coin de rue pour vérifier le trafic, grimper sur le trottoir à l'approche d'un véhicule, etc. Pff! Pas ma tasse de thé! Néanmoins, ça prend ça pour retrouver la forme.


Ce soir j'ai une sortie plutôt champêtre avec mes amis. On va marcher, peut-être patiner... Ce sera surtout en plein air et joyeux, ce qui me fera le plus grand bien!

29 janvier 2016

Le prix de la sédentarité

Suite à la douleur insupportable que j'ai ressentie au genou toute la journée mercredi, je me suis décidée à consulter en physiothérapie. Je me doutais du verdict, et la physio l'a confirmé ce soir: syndrome de la bandelette.

L'ironie, c'est qu'en ce moment je n'ai aucune douleur. Rien, nada. J'aurais pu annuler mon rendez-vous et aller gambader joyeusement. Sauf que ça fait quelques fois que j'ai mal pendant et/ou après des sorties, et que ce n'est pas bon signe.

Le positif, par contre, c'est que du repos me permet encore de bien récupérer et que je peux courir une certaine distance / un certain temps sans douleur. Tout n'est pas perdu!

Donc pas d'arrêt de course, mais une diminution de mon volume (= du kilométrage par semaine), ainsi que des exercices de renforcement à faire, notamment pour les muscles fessiers. Ils sont censés être les plus forts du système musculaire, et chez moi ce sont les plus faibles. Et de loin.

Ma chiro me le disait depuis deux ans. Deux autres physios m'ont fortement suggéré de les renforcer, notamment quand j'ai consulté pour une tendinite au talon d'Achille, autre blessure typique des coureurs. J'avais une liste d'exercices et pas d'excuse Et pourtant, je ne me décide pas à les faire avant d'être blessée.

Je fais pourtant attention pour progresser doucement. C'est vrai que les dernières semaines ont été plus chaotiques, avec les températures extrêmement variables, une longue sortie (14km) et une soirée CTM difficile. Ça n'a pas dû aider mon genou, ou plutôt ma bandelette!

Bref, je me suis demandé: qu'est-ce que progresser doucement? Et la réponse que je trouve: ça dépend!!!

Comme je l'ai écrit en novembre, j'ai été férocement sédentaire pendant près de 30 ans. C'est donc normal que, même avec une progression "raisonnable", mon corps risque les blessures. Dur pour l'orgueil, mais normal! Surtout si on considère que je travaille assise, que ce soit au bureau (job payante) ou à la maison (job pas payante).

Heureusement que je n'attends pas trop longtemps avant de consulter. Je ne suis pas loin de pouvoir suivre le groupe C du CTM, mais ce serait présentement inutile (et dangereux) (et stupide) de m'entêter à y aller. Je préfère remettre mes jambes en shape comme il faut et mieux profiter du club, serait-ce au printemps. De toute façon, mes gros objectifs ne se courront pas dans la neige, alors pas de stress de ce côté.

Je vais donc faire mes exercices, plus d'intervalles et du spinning, en attendant de pouvoir augmenter le volume de façon sécuritaire. La physio me revoit dans deux semaines, notamment pour une évaluation de course. Je sais qu'au bout d'un certain temps, je fatigue et ma démarche est toute croche. On verra ensemble comment y remédier.

Plutôt que de déprimer sur ce recul, je prends tout ceci avec un brin de philosophie et beaucoup d'humilité envers mon corps. Je l'ai négligé pendant longtemps, voire maltraité. Encore aujourd'hui, malgré mes beaux discours d'alimentation et de santé, j'abuse encore du sucre et j'ignore des signaux de fatigue pourtant flagrants.

Pas étonnant qu'il réponde par des blessures et de l'épuisement!

Le prix d'une intense sédentarité est assez élevé, surtout si j'inclus les pierres à ma vésicule biliaire qui ont mené à son ablation il y a un an et demi. Je pourrais tout lâcher, fuck off, mais  ma santé mentale exige que je tienne bon. La valeur d'une vie active dépasse grandement ce prix.

27 janvier 2016

Soirée difficile avec le CTM

Hier soir, j'ai rejoint le CTM même si ça me tentait à moitié, après une journée chargée en émotions négatives. Je comptais là-dessus pour faire le plein d'endorphines et de sourire.

Il devait pleuvoir toute la journée (oui, oui, pleuvoir!) et ça n'était pas tombé aussi fort que je le croyais. Les sentiers du mont Royal ne seraient donc pas trop inondés. Surtout, la température se maintenait au-dessus de zéro pour la soirée, donc pas trop de glace non plus. Beaux incitatifs!

Malheureusement, ça n'a pas super bien été. Pas super mal non plus, mais...

Genou qui fait mal avant même la mi-parcours (9,7km en 1h30 dans la neige molle, ça use!), lampe frontale qui lâche après 1h, fatigue, écoeurite... Je suis rentrée en me traînant les pieds, contente d'être allée mais pas euphorique du tout.

Pis, ben, c'est pas plus grave que ça. Je me sentais sûrement beaucoup mieux que si j'étais restée chez moi à bougonner!

Par contre, ce matin, ooouuuufffff!!! Mon genou droit n'est pas heureux DU TOUT! Bandelette qui fait intensément des siennes, suffisamment pour me décider à prendre rendez-vous chez le physio. Bleh...

Dire que j'avais eu une belle séance d'étirements très appropriés pour cette blessure, au cours de yoga lundi soir... Qu'est-ce que ce serait sans ça!

25 janvier 2016

Marcher pour mieux courir pour mieux trailer

J'aurais dû aller courir hier, dimanche. Ma dernière sortie remontait à vendredi soir et je vais demain (mardi) au CTM, donc le timing était idéal. Et il faisait beau!

Mais l'énergie et la motivation manquaient à l'appel. Pas envie de jongler avec le multicouches, jambes paresseuses... J'ai négocié avec moi-même de marcher. L'argument massue: prendre des photos au parc Jarry, celles que je ne prends jamais parce que je ne veux pas briser mon rythme de course.

Alors je me suis gâtée. Je suis sortie au coucher du soleil, qui n'était pas particulièrement magnifique à cause du ciel nuageux, mais voici tout de même quelques clichés dont je suis contente. Une sortie d'environ 2,5km qui m'a fait bouger en douceur pendant 30 minutes.

Arbres du parc Jarry l'hiver
Parc Jarry
Foin l'hiver, ciel gris
Lac du parc Jarry


Aujourd'hui j'ai pris congé de ma "vraie" job pour me concentrer sur ma "job-pas-payante", AKA la révision de mon troisième roman. Je me suis donc levée après le lever du soleil et je gère ma journée comme je l'entends.

Coureuse souriante, pouces en l'air, à l'intérieur
Coureuse en bleu
En plus, il fait beau, il fait doux (environ -7°C ressenti en matinée)... OK, je change le pyjama pour le linge de course et je sors!

J'avais encore les jambes paresseuses, mais moins que la veille. Et la température printanière enlève plein d'excuses!

Je visais environ 3km en 30 minutes, relaxe (très relaxe). Je n'écoutais pas trop la coach vocale; de toute façon, sans écouteurs dans les rues, on l'entend pas! J'ai viraillé dans une partie du quartier où je ne vais pratiquement jamais, question de sortir de mes repères.

J'étais attentive à mon genou droit, qui flirte avec le syndrome de la bandelette depuis quelques semaines. Tout allait bien.

Finalement j'ai couru 5,37km en 34:25. Pas pire pantoute pour une coureuse pas motivée sur des trottoirs à moitié enneigés! Avoir couru tout le long (car il y a toujours 3 à 6 minutes de réchauffement et de refroidissement dans mes sorties, sans parler des attentes aux intersections), ça aurait été une belle performance pour une course officielle.

Coureuse souriante, pouce en l'air, rue de Montréal l'hiver
Yay, ça fait du bien!
Surtout, j'ai persévéré assez longtemps dans ma sortie pour passer de "J'ai hâte que ce soit fini, pourquoi je fais ça donc?!" à "Yay ça fait du bien!". Et j'ai maintenant hâte à demain soir, alors que, même ce matin, la sortie du CTM me faisait plutôt l'effet d'une corvée à accomplir. Vive les endorphines!!!

J'ai aussi fait une mini séance de yoga avant de partir, question de réchauffer mes nerfs sciatiques et mes muscles. Ça a dû aider!

Maintenant, je suis prête à rester assise toute la journée à retaper des corrections! C'est aussi à ça que sert le sport: faciliter la concentration!

22 janvier 2016

Soirée intervalles et musculation

Suite à mes dernières sorties, qui étaient plutôt longues, ce soir j'ai fait une mini sortie en intervalles: 27 minutes, 3,75km, le sourire retrouvé à la fin! Disons que la semaine a été longue et que j'avais besoin de souffler!

Coureuse souriante, pouce en l'air
Pas de multi-couches intense!
Ce qui était bien ce soir, c'est qu'il faisait -10°C quand je suis sortie. Je me suis donc habillée comme s'il faisait zéro: un legging, un chandail long sous une veste plus épaisse, un bandeau autour du cou et une tuque sur la tête. C'était parfait!

Toute la semaine, j'ai eu le dos coincé. J'ai donc profité de mon élan de motivation pour faire une minie séance de musculation à la maison. Ça faisait longtemps que je n'en avais pas fait, donc le timing était parfait!

J'ai travaillé les abdos (incontournable) et les bras, mais aussi les muscles stabilisateurs du bassin. Ça devrait aider à réduire ma douleur au genou, symptomatique du syndrome de la bandelette.

Si je n'arrive pas à corriger ça rapidement toute seule, une consultation au physio s'imposera, car ça peut dégénérer et prendre beaucoup de temps à guérir.

Planche, abdominaux, musculation, poids libres, femme
Bonne vieille planche Tonification des bras

Je serais due pour faire un tour chez Soham Yoga pour un cours structuré et des étirements en profondeur... À mettre à l'agenda la semaine prochaine!!!

20 janvier 2016

Se perdre en commutant

Se perdre dans Montréal en suivant pratiquement une ligne droite nord-sud... faut le faire! Et pourtant... j'ai réussi!

J'avais hâte à ma course matinale et je suis partie assez fébrile, sans eau puisque ça m'avait bien réussi la dernière fois. J'étais un peu trop habillée car je m'attendais à un froid polaire comme dans les derniers jours, mais il faisait  miraculeusement plus doux!

Mes trois épaisseurs de chandails-manteau, deux pantalons (dont un coupe-vent), la tuque chaude et le bandana en polar m'ont gardée bien bien au chaud! Juste pour dire: au début de la course j'ai enlevé mes mitaines, et aux deux tiers j'ai enlevé mes gants.

étapes de multicouches pour coureuse hivernale
Devenir une coureuse ninja en 4 étapes faciles!

Je n'ai pas pris le même chemin que d'habitude, mais je visais la même distance. Je voulais arriver vite au bureau et commencer à travailler tôt (vive les horaires variables!). Fail!!!

Un chemin de fer passe au travers de Montréal et ce ne sont pas toutes les rues perpendiculaires qui le traversent. J'en ai emprunté une... qui bifurquait sans en croiser d'autres... et sans m'en rendre compte je me dirigeais soudain vers le nord!!!

Le temps de réaliser que quelque chose clochait, j'avais parcouru 1km. Une chance que je ne courais pas vite!!! Pour les connaisseurs, j'ai suivi des Carrières qui devient Henri-Julien!

Coureuse matinale, l'hiver
Tannée!!!
Bref, j'ai couru 9km ce matin, au lieu de 7. Ça m'a pris 1h05 car j'ai marché par moments, douleur au genou et confusion obligent.

Avec les vêtements en trop et l'absence d'eau, j'avoue avoir vécu un moment de découragement un peu intense. J'ai envisagé de laisser tomber et de prendre le métro afin d'arriver tôt comme prévu.

Puis, j'ai décidé de voir ça comme une épreuve de caractère et de me prouver que je peux surmonter ce genre d'obstacle, somme toute mineur. Car j'étais loin de la déshydratation et mon genou ne me faisait pas boiter (allô, la bonne habitude des sportifs d'attendre d'être handicapé pour se soigner......). Ça n'allait pas si mal que ça!

Toutes sortes de choses pourraient arriver pendant Harricana (ou n'importe quelle course), et c'est là que le mental est important. Il faut le travailler! Si on abandonne à la moindre difficulté en se disant qu'on pourrait la surmonter mais ça nous tente pas aujourd'hui... ce sera plus difficile d'en surmonter une grosse quand on n'aura pas le choix.

En arrivant (finalement!) au bureau, j'étais tannée et satisfaite à la fois. J'ai sué un bon coup (plein d'endorphines!) et je n'ai pas abandonné! J'aurais pu y aller pour la facilité (et la sécurité, la rapidité de transport, la paresse, etc.), mais j'ai choisi de persévérer et ça a bien été.

Avec tout ça, je suis prête pour mon 10k au Demi-Marathon des Glaces, dans un mois!!!

18 janvier 2016

Une première aventure au spinning

Cette semaine je ne pourrai pas participer à la sortie du mardi du CTM. J'ai encore un peu mal au genou, donc j'ai décidé d'y aller mollo tout en y allant fort... en assistant à un cours de spinning!

Espadrilles, bouteilles d'eau, serviette, cadenas
Stock de spinneuse
Le CTM offre à ses membres de suivre gratuitement un cours le lundi soir. Pourquoi ne pas en profiter?!

Le cross-training est très profitable et mes jambes ne demandaient qu'à bouger, mais autrement qu'en courant.

Pour que vous compreniez en quoi cette soirée constitue une aventure, voici une anecdote.

Il y a quelques années, une collègue me conseille de suivre des cours de spinning. Ma réaction, en gros: "HAHAHAHAHAHAHAHA MOI?!?!?! Ark non bye."

Et ce soir, j'étais toute en fébrilité d'y aller! Comme quoi, il ne faut jamais dire "jamais"!

Le cours a duré 50 minutes. La prof indiquait des intervalles de temps et d'intensité, mais libre à chacun de s'ajuster. J'ai bien suivi, même si quelques fois je me suis donné des breaks en pédalant plus doucement, sans arrêter complètement (j'ai quand même un peu d'orgueil...).

Jeune femme souriante et fatiguée, en ville, l'hiver
C'était pas facile!
À la fin, j'étais tellement en sueur qu'on aurait dit que je sortais d'un cours d'aquaspinning! Ha! Ha!

Non, pas de photo de mes cheveux trempés et de ma face rouge tomate... Je ne trouve pas ça approprié de prendre des photos dans un gym ou un vestiaire, par respect pour les autres.

Alors voici ma tête dans le capuchon, satisfaite mais brûlée! Admirez l'absence de traitement Photoshop... c'est pas joli mais c'est authentique!

J'ai bien fait de lutter contre la paresse qui m'incitait à rester chez moi, surtout avec le mauvais temps. Je ressens de la bonne fatigue et, surtout, une immense satisfaction!

De plus, je sais maintenant que le spinning constitue une belle option de rechange pour les semaines où je manquerai la course du mardi soir. D'autant plus que je ne ressens absolument aucune douleur articulaire, ce qui ne m'est pas arrivé depuis tellement longtemps que j'en étais surprise en descendant et montant des escaliers!

Bref, un bilan tout positif de cette petite aventure!