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12 septembre 2016

Objectif 2016: atteint!!!

Et voilà! Samedi dernier, il y a deux jours, j'ai franchi les lignes de départ de d'arrivée de l'Ultra-Trail Harricana du Canada, l'UTHC, mon Objectif 2016. 28k l'année de mes 30 ans. C'est fait!!!

UTHC, Harricana, coureuse, dossard, été, La Malbaie, montagne Grands-Fonds
1h40 avant le départ
Cette année, pas de givre au sol et nul besoin de bonnet: il a fait chaud! De toute façon, le départ du 28k était à 11h. Le soleil tapait fort, pas de nuage au milieu de la journée. Il avait plu deux jours plus tôt, ce qui augurait bien pour un sol mou, agréable sous les pieds.

Avec Chum, on s'est rendus à La Malbaie le vendredi. Un repas de pâtes en fin de soirée, une bonne nuit de sommeil, un petit-déjeuner fébrile... C'est avec ma mère que je me suis rendue au mont Grand-Fonds, car Chum profitait de la journée pour faire du vélo de descente au Mont-Sainte-Anne. Couple de sportifs :)

J'adore l'atmosphère détendue des courses en trail. Nous étions 1400 coureurs au total, 600 pour le 28km, et les différentes distances partaient à des heures très différentes: de 2h du matin pour le 125km (ARK) à 14h30 pour le 5km. Donc, pas d'achalandage confus au stationnement, pas de cohue énervée sur le site... C'est super. J'avais apprécié le même climat au Bromont Ultra l'an passé.

UTHC, Harricana, coureuse, été, La Malbaie, montagne Grands-Fonds
Ça monte en titi!
Arrivée plus de deux heures d'avance, j'ai eu amplement le temps d'admirer la fameuse piste de ski, les 2 premiers kilomètres de mon parcours. Admirez mon enthousiasme délirant ci-contre!

Comme je savais depuis longtemps que ça commençait ainsi, le mental était prêt. On se tapait le pire du trajet au début, ce qui est parfait pour moi!

J'ai croisé quelques acolytes du Club de Trail Montréal. Ça faisait doux au coeur, cette perspective de visages connus sur le trajet, ces encouragements, savoir cette expérience partagée.

J'avais prévu plusieurs façons de contrer la déprime, au cas où elle se pointerait en cours de route. D'abord, j'avais avec moi ma mascotte, une petite peluche de tortue appelée Annette. Elle m'a accompagnée dans mes dernières sorties en montagne et je savais que ses rebonds ne me dérangeraient pas. Je me sentirais aussi moins bizarre de me parler à haute voix, avec l'excuse de m'adresser à cet objet inanimé.

J'ai aussi demandé à Chum de me dessiner un coeur sur la cuisse, et ma mère a aussi dessiné sur l'autre cuisse, question de me faire sourire lors des montées. C'est ce qu'on voit dépasser de mes shorts sur certaines photos :P

Sur une cheville, j'avais inscrit "1km à la fois", mon mantra. Sur l'autre, "JP", en l'honneur de feu mon cousin auquel je pense toujours lorsque je suis en montagne. Lorsque les conditions sont pénibles, je pense à lui et je trouve le moyen de m'amuser de la situation.

J'avais aussi demandé à Chum de m'écrire un message sur une feuille de papier. En cas de détresse psychologique, ces quelques mots représenteraient une belle bouée de sauvetage! Heureusement, je n'ai pas eu besoin de le déplier :)

Bref, j'étais parée côté mental!

UTHC, Harricana, coureuse, été, La Malbaie, foule au départ
C'est parti!
Côté physique, je portais de l'eau (sac d'hydratation pour boire et bouteille pour m'arroser et contrer la chaleur), du Gatorade, deux barres de pâte de fruits et du sirop d'érable (les seules choses que je peux digérer en courant), mon appareil photo (pour de belles images) et mon cell (pour les stats).

Considérant la chaleur, des shorts et une camisole suffisaient amplement. Un bandeau sur la tête, comme d'habitude. Et mes Salomon aux pieds.

Mes jambes n'étaient pas à leur meilleur. J'avais hâte d'être dans la montagne, de découvrir le parcours, mais pas de courir comme tel. Pas de fatigue excessive, juste pas d'énergie débordante.

Ai-je mal géré mon affûtage? J'en ai probablement un peu trop fait, avec la course et le vélo en début de semaine. Je n'avais pas pris en compte la marche et les escaliers imposés par le retour à l'école, dans ma préparation. Ça a peut-être joué... Pendant le yoga de mercredi, je sentais que mes muscles répondaient difficilement.

Mon état n'était pas dramatique non plus. J'avais déjà prévu de respecter mes limites, de marcher les montées, de prendre 5h s'il le fallait. Et j'étais fébrile à souhait!

À 11h, ce fut un départ! À la marche, ce qui faisait un peu bizarre, puisqu'on commençait directement au bas de la pente de ski. Pas mal tout le monde marchait, donc pas de gêne.

UTHC, Harricana, été, La Malbaie, foule au départ, piste de ski, paysage
Aux 3/4 de la fameuse montée
2km et près de 300mètres de D+, sous le soleil tapant (il y a très peu d'ombre sur une piste de ski!). Si j'ai trouvé ça difficile? Oui!

J'ai osé m'arrêter pour prendre une photo. Il faut dire que la vue derrière nous était splendide! Et ça m'a permis de retrouver un rythme cardiaque semi-normal.

Au sommet, on profitait d'une petite section plate. Je me suis mise à courir doucement, heureuse de sentir mes jambes répondre. On a eu droit à une belle section roulante, comme annoncé dans le guide du coureur, et à de l'ombre!

Malheureusement, mon foie a jugé que je m'étais trop empressée d'accélérer. La grosse chaleur ne lui a pas réussi. La belle douce descente, récompense de notre ascension, eh bien, il a fallu que je la marche. Pas. Contente. De. Ça.


Plusieurs coureurs que j'avais devancés pendant la montée m'ont dépassée. C'est tout à fait légitime, ça fait partie de la game, mais c'est dur pour l'ego!

D'un autre côté, je m'attendais à ce que ça arrive. J'ai "perdu" là plusieurs minutes, c'était drôlement frustrant. Mais j'ai assumé ma condition, gardé le sourire et marché le temps qu'il a fallu.

Comme cette section se trouvait plus à l'ombre, j'ai pu me remettre à courir sans trop de mal. Malgré mes difficultés, j'avançais à un rythme étonnamment rapide. C'est vrai que mes estimations de temps étaient excessivement conservatrices afin d'éviter les déceptions!

UTHC, Harricana, coureuse, été, affiche de kilométrage
Gracieux selfie
On attaquait ensuite la section où ça a le mieux été pour moi: une longue descente sur route. C'était rocailleux, avec une bonne pente sur 2,5km environ. Un véritable plaisir! J'ai dévalé la côté, regagnant quelques positions.

Le temps de le dire, j'avais parcouru les 7 premiers kilomètres du parcours. Il ne restait plus qu'un demi-marathon à faire! Soit l'équivalent d'une distance que je n'avais encore jamais parcourue! Ha ha!

À ce moment, ça allait bien, physiquement et mentalement. La perspective de la distance devant moi m'emballait. Je la sentais à ma portée, je me sentais en contrôle.

On a eu droit à une belle section en forêt, une superbe trail un peu technique, mais pas trop. On pouvait courir, ou plutôt trotter. À ce point, on était une dizaine de coureurs avec le même rythme, à se dépasser dans les montées ou descentes, selon nos forces. Comme je tenais à prendre des photos, j'ai fini par me laisser distancer.

Bien honnêtement, même si ces personnes étaient très agréables, j'étais contente de me retrouver seule. Je fais la plupart mes randonnées en solo, et le silence me manquait. L'immersion dans la forêt, dans son calme... J'avais hâte à ça aussi, et j'ai savouré ce moment.

Visage de la motivation
Au premier ravitaillement, j'avais toujours le moral gonflé à bloc. Ça ne faisait pas encore 2h que je courais, j'étais étonnée que ça aille aussi bien.

Je n'ai rien mangé, évidemment, mais j'ai pris deux ou trois minutes de pause. Les bénévoles, l'organisation, tout était super. Juste de profiter de l'atmosphère, c'était bon pour l'esprit. Je suis repartie super motivée.

J'avais bien mémorisé les informations du début et de la fin du parcours, mais pas celles du milieu. Aussi j'ai été décontenancée qu'on monte aussi longtemps après ce ravito.

Une belle trail de 2,5km et encore près de 300 mètres de dénivelé positif. Ouch!

Hors de question de courir dans mon cas (et, à mon grand soulagement, dans le cas de plusieurs). Heureusement, nous étions à l'ombre pour cette montée!

Le président-fondateur de l'événement, Sébastien Côté, qui participe très activement au CTM, venait à notre rencontre dans cette section. Une implication personnelle très appréciée! J'avais mentionné mes angoisses profondes inquiétudes de sous-entraînement au groupe quelques fois. Il m'a confirmé que j'offrais une belle performance. En milieu de montée, ça faisait plaisir à entendre!

UTHC, Harricana, coureuse souriante, été, affiche de kilométrage, forêt
Fierté de mi-parcours
Croiser la pancarte de mi-parcours m'a fourni un excellent prétexte pour prendre une pause. J'ai aussi texté Chum pour l'aviser de mon allure, afin qu'il revienne à temps du Mont-Sainte-Anne pour m'accueillir au fil d'arrivée. (Fait: j'ai le meilleur chum du monde.)

Par la suite, bien honnêtement, ça a dégénéré lentement.

Lorsque la montée a finalement cessé, j'étais encore capable de courir. Mais ensuite, dès que ça montait le moindrement, je marchais. Pas d'énergie. La pâte de fruits et le sirop d'érable ne suffisaient pas. Je m'étais déjà promis de boire de la boisson gazeuse au prochain ravitaillement, et c'est devenu une idée fixe.

Quitter la forêt pour une autre section de route de camions ne m'a pas réussi. Poussière, gros soleil... meh. Heureusement, ça descendait!

Et le ravito n'était plus très loin. J'ai eu droit à mon Pepsi chéri (je l'avoue, je suis une addict) et j'ai reçu des encouragements de la coach du groupe C du CTM, Marie-Josée, qui était bénévole. Une belle surprise pour le moral!!!

Le Pepsi a fait du bien, je suis repartie plus motivée. À ce moment, il restait 8km et j'avançais depuis un peu plus de 3h.

Le dernier quart de la course, qui aurait dû être le plus facile, a été de pire en pire. Pas un cauchemar, pas un calvaire, non. Juste pas agréable. J'étais fatiguée, j'avais mal au dos, je ne reprenais pas le dessus. Je suis demeurée positive, surtout par peur de "tomber du côté obscur" et de gâcher cette expérience, mais j'ai travaillé fort.

UTHC, Harricana, coureuse souriante, été, affiche de kilométrage
Un enthousiasme complètement feint
Je n'ai pas vraiment couru. Alors que le guide du coureur annonçait des sections faciles et des "descentes rapides", j'ai trouvé que ça montait souvent!!!

Je trottais dans les descentes, surtout par orgueil, pour améliorer un peu mon temps. Heureusement que le chrono ne me stressait pas!

Aux kilomètres 3 et 4 avant la fin (il me semble), le sentier était ponctué de plusieurs petites zones marécageuses difficiles à éviter. Tout le monde s'est retrouvé les pieds dedans à un moment ou à un autre!

Côté positif: le froid faisait du bien aux pieds!

Tandis que je me traînais les pattes, des coureurs du 10 et du 5km me dépassaient de tous les côtés. Gros travail mental pour garder le sourire ici! :)

Il y avait aussi des coureurs du 65 et du 80km qui me dépassaient depuis le 2e ravito, la plupart avec une légèreté inhumaine. Comme s'ils ne couraient pas depuis le petit matin. Ils reçoivent toute mon admiration!

Le dernier kilomètre nous faisait remonter jusqu'à notre point de départ, avec une petite droite sur les derniers 150 mètres. Urg. J'ai tout marché. Sauf la finale, quand même :)

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Objectif atteint!!!
Résultat: 4:19:01 à mon temps individuel. J'avais estimé à entre 4h et 5h, plus proche du 5h. Grande satisfaction!


Médaille, Chum et mère qui m'accueillent... et début de chute de pression.

L'après-course n'a pas été très festif: jambes qui lâchent, remise à niveau de mon sucre avec trop de raisins, ce qui m'a levé le coeur, puis un presque évanouissement en récupérant mon lunch. Heureusement que j'avais mes accompagnateurs pour m'aider :)

Un merci spécial à la fille qui m'a donné son Pepsi: il n'en restait plus sur le site et ça m'a beaucoup aidée!

J'étais contente, fière, mais brûlée et sous l'effet des derniers kilomètres. Une fatigue physique mais aussi mentale, à être demeurée positive malgré le mal de dos et l'écoeurantite qui commençait.

Après avoir mangé, Chum et moi sommes rentrés au B&B. Je pensais m'écrouler de sommeil, mais non. On est ressortis, un bon repas a fait le plus grand bien avant une bonne nuit de sommeil à peine interrompue par des douleurs aux pieds et aux fessiers :P

Deux jours et un bon bain chaud plus tard, je suis courbaturée, mais pas à outrance. Les fessiers et les chevilles écopent le plus, ainsi que le genou gauche dans les escaliers, mais sinon, ça va! Je me suis découvert une énorme ampoule sur un pied en terminant la course, malgré plusieurs ajustements du lacet pendant la course. Mes souliers sont juste trop grands pour moi!

UTHC, Harricana, médaille, dossard, T-shirt
Trophées
J'ai adoré mon expérience. Une organisation et une atmosphère parfaites. Le parcours était très beau et on pouvait courir la plupart des sections (contrairement au XC de la Vallée, par exemple). OK, certains peuvent tout courir, ça dépend de notre entraînement :P

Je savais que j'y allais un peu sous-entraînée. J'ai progressé de mon mieux depuis mon inscription, dans le respect de mes capacités et sans développer d'obsession malsaine, et le résultat va avec. Avec plus d'entraînement, ou des jambes plus reposées le jour même, j'aurais pu me rapprocher du 4h, voire le devancer. En même temps, mon temps est bien meilleur que mes attentes (4h30-5h) et j'ai fini avec le sourire, quoique pâlot. Yay!

Et maintenant... quoi? Mon Objectif est atteint et je ne suis inscrite à aucune autre course.

Eh bien, pour le moment, repos. Physique, mais surtout mental. Participer à l'UTHC était stimulant et énergisant, mais aussi stressant. Donc, petit break.

Je sais maintenant que courir plus de 4h ne me réussit pas. Ne pouvant pas manger, ce serait irréaliste de viser une plus longue distance.

Alors, peut-être, tout simplement, y retourner l'an prochain et viser un meilleur temps?

Ou bien une autre course?

Ou autre chose?

À suivre. Ce qui est certain, c'est que je continuerai à bouger, avec le sourire!

1 août 2016

Ma revanche au mont St-Hilaire

À la suite de mon dernier billet, j'ai fait un aller-retour au bureau en vélo (pour une dernière fois!) le mardi. Ça a bien été, rien à redire!

Plage, parc d'Oka, sable, été
Plage au parc d'Oka
Mercredi soir, ça a été sortie longue en trail au mont Saint-Hilaire (j'en reparle plus bas). Puis, trois jours difficiles de fatigue et d'horaire pas accommodant (=des excuses).

Samedi, Chum et moi avons fait un peu de vélo au parc d'Oka: un mal de tête persistant a coupé court à cette sortie pourtant agréable. On n'a parcouru que 12km, mais j'ai gravi la "grosse côté" avec plus de facilité que mon Chum ne pensait. C'est bon pour l'ego ;)

Le lendemain, je me suis bottée les fesses pour un 20 minutes de musculation bien nécessaire... puis, je n'ai pas eu le coeur de sortir courir. Il faisait chaud dans la journée, j'ai décidé d'attendre le soir... Puis on a soupé tard, on a mangé du saumon, c'est gras, il aurait fallu que je coure au moins 2h plus tard pour éviter une crise de foie... Mais, moi, à 21h30, je dors, je ne cours pas. Raincheck.

Je me suis reprise ce matin: 5,2km en 34min (ça aurait été 32 sans les feux de circulation!). Pas trop chaud, mais plus humide que je m'y attendais. Pas grave, ça a bien été! Je n'ai pas fait plus, étant donné les quatre jours sans course précédents, le CTM demain soir et la longue randonnée que je prévois faire mercredi. On bouge, mais on ne s'épuise pas! Ce n'est pas le temps de me blesser.

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De l'enthousiasme à revendre
Je reviens maintenant sur ma sortie de mercredi... que j'ai adorée :)

Arrivée au mont Saint-Hilaire vers 16h15: nouveaux Salomon aux pieds, un peu d'appréhension à cause des ampoules de la dernière fois. Je me suis assurée de bien les serrer dès le départ, et je n'ai eu aucun problème. Ils sont un peu trop larges pour moi, mais ça fera la job jusqu'à une prochaine paire.

Dans mon sac: eau et Gatorade, pâte de fruits (que je n'ai pas mangée finalement, mais vaut mieux prévoir, surtout à l'heure du souper), anti-moustique et crème solaire. J'ai aussi traîné mon porte-feuille, question de m'habituer à porter du poids dans le dos, puisque je compte avoir un réservoir d'un litre d'eau pour UTHC.

Petit rappel... Il y a huit mois, j'ai mangé une claque sur les sentiers bleu et rouge, puis une autre un mois plus tard. Cette fois, j'étais beaucoup plus entraînée et je suis contente de pouvoir déclarer ma revanche sur le mont Saint-Hilaire!

J'ai suivi Rocky bleu, puis Rocky rouge, puis la passerelle (sentier brun) vers Pain-de-sucre jusqu'au sommet et retour par Burned Hill. 12,85km en 2h, 620m de D+ (selon mon application que je ne trust pas tout à fait, mais bon).

Carte des sentiers du mont Saint-Hilaire
Source: Centre de la Nature du Mont Saint-Hilaire

J'ai donc atteint 3 des 4 sommets du parc, avec le sourire! J'ai aussi croisé des chevreuils (pas de photo), pour mon plus grand bonheur.

Montage photo, coureuse souriante, sommet de montagne, mont Saint-Hilaire, paysage
Fière traileuse
Les montées n'ont pas été faciles. Je les ai surtout marchées, et j'ai eu mal au foie dans la première partie. Même en me concentrant sur ma respiration, j'avais du mal à garder le souffle. C'est quelque chose que je dois travailler dans le prochain mois, par des intervalles!

Sentier Rocky bleu, mont Saint-Hilaire, trail, roches, arbres
Rocky bleu
En revanche, les descentes étaient formidables. Mes abdos manquent de force et je devais constamment y penser pour protéger mon dos, mais c'était vraiment moins pire qu'il y a un an.

Ma stratégie pour UTHC prend forme: marcher dans les montées, surtout la première, puisque ça ne me donne rien de m'épuiser là; dévaler les descentes (donc muscler les chevilles et la ceinture abdominale d'ici là); avoir un mental d'acier pour pallier à mon manque d'entraînement et d'endurance. Qui sait comment mes jambes iront après 2 heures de course?

Autre point positif: je n'ai pas eu faim pendant ces deux heures. J'avais dîné vers midi, un bon plat de pâtes, puis plus rien. J'avais l'estomac dans les talons à la fin, mais ça me rassure de ne pas avoir ressenti de faiblesse. Ça fait ça de bien pour UTHC, qui me prendra probablement les 4h30 maximales.

De plus, en buvant régulièrement des gorgées d'eau ou de Gatorade, je me suis maintenue hydratée. Les sentiers presque complètement ombragés m'ont aidée beaucoup de ce côté.

J'espère beaucoup que le temps sera frais le 10 septembre, mais on ne peut pas compter là-dessus. Il peut faire 30 degrés ou 0 degré, gros soleil ou pluie battante, voire neige fondante... Le mental doit être prêt à tout, l'entraînement doit inclure du mauvais temps. Tant qu'il n'y a pas de glace ou d'orage, je ne m'inquiète pas pour ça.

Je vais tester des gels de performance dans le prochain mois, voir ce que mon système apprécie ou non. Car je ne miserai pas sur 4h30 de jeun, avec mon métabolisme capricieux! D'un autre côté, impossible de manger sans provoquer de douleur au foie. Les gels seront donc mes amis (du moins je l'espère!), et je veux tester le bouillon de poulet aussi.

Coureuse, trail, forêt, mont Saint-Hilaire
En action

Demain, après deux semaines d'absence à cause du travail, j'irai courir avec le CTM. Je suis due pour sortir de mon rythme confortable!

Et mercredi, je profiterai des vacances pour faire une longue randonnée, probablement au mont Tremblant. Je ne pense pas courir beaucoup, ça dépendra de comment demain soir se passe. Le but est surtout de me mettre du dénivelé dans les jambes, de voir des beaux paysages et de soutenir un rythme longtemps.

Car j'ai un peu peur de frapper un mur après 2h de course, à Harricana. Alors je vais travailler mon endurance et mon mental, en même temps que mes jambes. Et advienne que pourra!

Sommet, mont Saint-Hilaire, paysage, souliers de course
La récompense

22 juin 2016

Maintenir le cap

Les huit derniers jours n'ont pas été faciles. La chaleur et l'humidité ont monté en flèche, et mon horaire était chargé!

J'ai fait un aller-retour au travail en vélo qui s'est très bien passé. Suite à ma longue sortie de course, j'avais laissé une journée de repos à mes jambes, et ça a paru dans les côtes. Aussi, je prends plus d'assurance, je connais mon chemin... La prochaine fois, je risque de prolonger le retour jusqu'au bord de l'eau :)

Cycliste, Montréal, casque de vélo, lunettes de soleil
Une cycliste-mouche

Je ne suis pas retournée courir avant dimanche... et ça n'a pas bien été du tout! J'ai fait l'erreur de sortir à 16h, en pleine chaleur du jour. J'avais beau être à Québec, le soleil tapait fort! Je transportais beaucoup d'eau, mais ça n'a pas suffi...

Coureuse, forêt, été, shorts, arbres
Ça va bien dans le bois

En fait, j'ai débuté ma sortie dans un boisé. Je manquais de jambes, mais je trottinais quand même. J'étais extrêmement attentive à mon foie, j'avais l'impression qu'il allait se manifester à tout instant.

Après 3km relativement corrects, je suis sortie du parc. Erreur! Aucune ombre dans les rues, et ce qui devait arriver arriva: crise de foie, marche pénible...

Total d'à peine 4km en 32 minutes. Pas ma meilleure, mais je suis quand même fière d'être sortie alors que ça ne me tentait pas.

Coureuse, grimace, pouce en bas, arbres
Une mauvaise sortie! Ça arrive!

Hier, mardi, j'aurais dû courir avec le CTM, mais je me suis sentie fatiguée toute la journée, avec un mal de ventre léger mais constant en après-midi. La chaleur avait diminué, mais j'appréhendais une sortie avortée comme la semaine précédente... En gros: ça ne me tentait pas! Je me suis donc promis de me reprendre ce soir, en solo. Ce que j'ai fait!

La température est beaucoup plus fraîche aujourd'hui. Il a plu, mais pas assez pour rendre les sentiers boueux, et il ne pleuvait plus lorsque j'ai quitté le travail. J'ai arpenté des sentiers de mont Royal sur 6km sans trop savoir où je m'en allais (sens de l'orientation = inexistant), puis je me suis dirigée vers la maison, toujours à la course. Un total de 15,6km en 2h!

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C'est parti!

Bon, j'ai fait énormément d'arrêts pour consulter la carte sur mon cellulaire, ne voulant pas m'égarer dans la montagne. Aussi, le retour a été ardu. Les jambes étaient fatiguées dès le départ, et elles n'ont pas trouvé les rues Parc, Querbes et Meilleur des plus stimulantes.

J'ai quand même tenu bon et maintenu un rythme assez stable. Je me répétais qu'il sera précieux que mes jambes puissent courir malgré la fatigue, à l'UTHC, surtout avec ma progression hyper lente (à mon goût).

Coureuse souriante, autoroute 40, Métropolitaine, trafic, Montréal
Ne pas être pognée dans le trafic,
ça n'a pas de prix!

Courir dans les sentiers du mont Royal, même si ce n'était pas en continu étant donné mon ignorance des lieux, était extrêmement agréable. À cause de la pluie, il n'y avait pas grand-monde ni vraiment d'insectes. J'ai pu me laisser aller dans les descentes (weeeee!) et gravir les montées à mon rythme.

Je n'ai pas été trop paresseuse: j'ai monté les escaliers comme on fait avec le club de trail, d'une seule traite. J'ai aussi enchaîné quelques montées-descentes qui ont bien travaillé le cardio.

Coureuse, pouce en l'air, forêt, escalier, mont Royal
Monter les escaliers: check!

Surtout, je n'ai ressenti aucune douleur au foie. Juste pour ça, c'était une excellente sortie! Il faut dire que mon rythme individuel est pas mal plus lent que celui du CTM, même dans le groupe C qui est le moins fort. Ça doit aider!

La prochaine fois, je pourrai m'aventurer plus loin sur le mont Royal, me mettre plus de dénivelé dans les pattes. Ce soir a fait du bien, mais je suis loin d'être prête pour l'UTHC, dans un tout petit peu plus que 2 mois!
Coureuse souriante, parc du mont Royal, été
Coureuse satisfaite!

Et si vous vous dites: "Ah oui, mais ta musculation, elle? Tes abdos?" Ben, je vais répondre... qu'ils sont toujours au programme!

Il n'y a pas de magie: il faudrait que je m'installe et que je fasse mes exercices, tout simplement, mais je suis humaine, fatiguée, un peu paresseuse et championne procrastinatrice. Alors, voilà, les abdos sont toujours au repos. Et c'est de moins en moins pardonnable. À force d'en parler ici, je vais finir par me sentir assez coupable pour les travailler!

7 février 2016

Marcher (et glisser) au mont Sutton

Hier, je suis allée marcher sur le mont Sutton avec des amis. Plus précisément, nous étions dans les Sentiers du Parc d'environnement naturel de Sutton. Vu l'état d'une partie du chemin, j'aurais peut-être dû amener des patins... Disons que c'était glissant un-ti-peu-pas-mal-beaucoup-au-secours!
 
Organisation: départ de Montréal un peu avant 9h. L'idée était de faire la randonnée avec la luminosité naturelle. Cette journée a été mise au calendrier avant Noël: on ignorait tout de la météo à ce moment-là. En fait, on espérait faire une randonnée de raquettes, mais il n'est pas tombé de neige depuis plusieurs jours. Il y a eu du verglas pendant la semaine, donc on a traîné des crampons... Je reviendrai là-dessus... Nous avions aussi des bâtons de marche et, au cas où, des lampes frontales dans les sacs à dos.

Météo et vêtements: C'était vraiment dur de prévoir comment on se sentirait. À -5°C, aucune idée de ce qu'on ressentirait sur place: vent, humidité, couvert d'arbres... Beaucoup de facteurs peuvent jouer! On a donc utilisé le multicouche, seule solution efficace dans ce temps-là. Pour ma part, mon chandail de mérinos a très bien fait le travail en solo. J'ai opté pour un manteau plus chaud que mon Sugoï et tant mieux, car on a pris plusieurs petites pauses et j'aurais eu froid.

Je portais des leggings en mélange de mérinos sous des pantalons sports: plus léger qu'un pantalon de neige mais suffisamment chaud pour la température. J'ai traîné des guêtres au cas où, mais je ne les ai pas mises.

Neige, chaussures de trail Mizuno
Petit tour en montagne pour mes Mizuno
(oui, je fais des noeuds dans mon pantalon au lieu de le couper)
Pour les chaussures, j'anticipais une trail bien tapée alors j'ai choisi mes espadrilles Mizuno plutôt que mes grosses bottes d'hiver. Avec des chaussettes en mérinos, je n'ai eu ni froid ni ampoules (avec mes bottes, celles-ci sont inévitables).

Toutefois il a neigé une partie de l'après-midi, et pas juste quelques flocons. À la fin, mes chaussettes étaient trempées, puisque les chaussures sont loin d'être hydrofuges. Disons que c'était limite. 

Nourriture: sacs d'hydratation, barres tendres et énergétiques, noix, sandwichs pour le dîner. Classique! J'avais aussi un peu de chocolat pour me booster (je me connais!). Comme la randonnée ne s'est pas éternisée, ça a très bien fait la job.

Un de mes amis qui a fait beaucoup de randonnées nous avait prévu un chemin plein de défis (AKA "fucking dur pour nous"). On devait partir pour un trajet de 6h, 12km et beaucoup de dénivelé. Cependant, à cause de mes crampons, on a dû modifier le tracé. Heureusement, le parc est parcouru de plusieurs sentiers très bien balisés et indiqués, et plusieurs options s'offraient à nous.

Après avoir rushé pour monter jusqu'au lac Mohawk, on a poursuivi sur le Sentier de l'Estrie comme prévu (vous pouvez voir la carte des sentiers sur le site du PENS). Par contre, plutôt que d'atteindre le sommet (Round Top) sur des sentiers "très difficiles" et glacés, on a  descendu Braydon pour un retour hâtif au stationnement.

Je suis un peu déçue car c'est beaucoup à cause de mon équipement inadéquat qu'on a dû changer les plans. Par contre, l'autre fille du groupe est moins habituée aux grosses montées et était aussi contente qu'on modifie le tracé. Donc, tout est bien qui finit bien!

Bon, les crampons...

Chaussure Mizuno, crampon
Crampons de route, pas de montagne!
L'hiver dernier, je me suis procuré des crampons en pharmacie. Ils étaient là, à 12$, tout simples, prêts à dépanner, alors je les ai pris. Je ne les ai jamais utilisés avant hier. Ils étaient encore dans l'emballage!

Ce sont des simples bouts de plastiques avec 6 vis qui ressortent. Parfaites sur du plat, en ville lorsque les trottoirs sont glacés, par exemple. Complètement inutiles en montagne!!!

On commençait au bas des pistes de ski. C'était gla-cé. De la grosse glace épaisse et lisse: aucune grip là-dedans!!! Il a même fallu qu'un des gars me remorque sur quelques mètres car je ne pouvais plus avancer sans glisser jusqu'au bas du mont. On n'était pas encore très haut, mais je serais retournée à la voiture en titi!

Vous excuserez l'absence de photo de cette section: j'étais occupée à rester sur mes deux pieds! ;)

Heureusement, ça s'est placé par la suite. Le sentier en forêt était moins glacé et surtout plus irrégulier, donc j'avais plus de "pogne". Mais, quand même, je n'avançais pas à mon rythme idéal. Je préférais être prudente que de me fouler une cheville à 1h30 de route de la maison. Merci à mes amis d'avoir respecté ma vitesse de tortue!

Dans la deuxième moitié, c'était mieux, surtout grâce à la neige qui tombait.
Randonneuse souriante, sommet du mont Sutton, nuages
Mais quel paysage foudroyant,
derrière moi! ;)

Bref, on ne s'est pas rendus au point le plus élevé du parc. À cause de la météo toute en nuages, on n'a pas profité de points de vue non plus... La photo ci-contre vous donne une idée!

La descente a été beaucoup plus rapide que la montée... évidemment! Ça descendait assez à pic. À un moment, j'ai perdu pied et j'ai glissé quelques mètres sur les fesses. Ouch!

En même temps, vaut mieux ça que se tordre une cheville ou un genou.

Le décor était assez féérique avec les flocons doux doux doux. Malgré l'absence de récompense panoramique, c'était une excursion très agréable, un bon bol d'air frais en montagne!

Ça nous a pris 4h50 pour parcourir 11,14km, avec un dénivelé positif de 630m.

J'ai mis l'application sur pause pendant le dîner, mais on a mangé debout et rapidement à cause du froid, donc un temps total de sortie de 5h, 5h15. On a pris beaucoup de mini-pauses, à cause de la glace, de la montée à pic et de la perte d'un de mes crampons (merci à mon ami qui est retourné plus d'un kilomètre en arrière pour le retrouver!!!).

J'aimerais y retourner l'été pour faire le trajet prévu au départ, dans des conditions plus contrôlables. Je dis ça, question de tenter le destin et qu'on se tape un orage-surprise, à patauger dans la boue et les racines!


Cette randonnée m'a donné hâte à Harricana... Je courrai une distance au moins 3 fois plus grande, soit 28km, idéalement dans le même temps (environ 5h? je ne suis pas encore en mesure d'estimer mon temps). J'ai encore le vertige quand j'y pense, mais ça s'en vient tranquillement et je suis confiante.

À chaque longue randonnée, je remarque l'amélioration de mon endurance. Je m'essouffle moins et mes jambes sont beaucoup plus fortes. Elles ne sont pas le moins du monde endolorie en ce lendemain de rando, malgré les gros efforts de stabilisation sur la glace!

De plus, cette fois, pas de problème de genou. Des articulations fatiguées en fin de journée, mais c'est quand même normal. Pas de douleur, pas de blessure: ça, je suis contente!

J'ai fait attention de forcer avec mes fessiers et mes abdos, plutôt que de "m'écraser" sur le bas du corps, comme c'est plus tentant de faire. C'est payant... C'est clair que mes exercices de physio m'aident aussi, car je sais mieux comment travailler tous ces muscles.

Je m'attendais aussi à avoir mal aux bras, à force de me rattraper avec mes bâtons sur la glace. Mes séances de musculation maison ont payé aussi: juste une subtile fatigue dans les triceps!

Bref, tout ceci m'encourage fortement à poursuivre dans cette voie!

Ajout le 8 février: deux jours après la randonnée, je suis un peu raquée. Me semblait, aussi... Mais seulement une petite raideur dans les mollets et une légère fatigue dans les bras. Rien pour faire pitié, mais conséquence quand même plus réaliste!

Pour conclure, quelques photos de la randonnée. Déjà hâte à la prochaine, qui n'est pas encore au programme :)

Mont Sutton, sentier Chute du Pékan l'hiver
Début de rando, sentier Chute du Pékan

Mont Sutton, sentier Chute du Pékan l'hiver
Début de rando, sentier Chute du Pékan

Mont Sutton, sentier l'hiver
Je ne sais plus où j'ai pris celle-ci...
Sentier Fantaisie?

Mont Sutton, lac Mohawk l'hiver
Le lac Mohawk... Ça doit être impressionnant, l'été!

Randonneuse souriante, l'hiver, flocons de neige, mont Sutton
Randonneuse heureuse sous les flocons!

7 janvier 2016

Objectif: Ultra-Trail Harricana Canada!

Ça y est!!! Mes tergiversations ont pris fin et je me suis inscrite à mon Objectif 2016: ce sera le 28km Momentum Technologies de l'Ultra-Trail Harricana Canada!

Weeeeeee!!! Je suis toute énervée!!!!!!

UTHC l'a remporté sur le Bromont Ultra pour quelques raisons... D'abord la date: l'automne dernier j'ai beaucoup couru et très peu randonné, ce qui m'a manqué. En réalisant mon Objectif début septembre, je me mets moins de pression pour le reste de la saison, surtout pour des longues sorties.

Ensuite, j'ai beaucoup entendu parler de l'UTHC, toujours en bien. L'ambiance, l'organisation, les sentiers... Une expérience à vivre!

J'ai beaucoup aimé BU 2015, mais j'ai envie de profiter de mon état de non-maman pour aller plus loin, pour ne pas choisir nécessairement le plus raisonnable-plus-proche-plus-simple. Pas que je sois enceinte du tout! Mais un jour, éventuellement... :)


De toute façon, rien ne m'empêchera de faire un 6km et 12km à Bromont si ça me dit, rendu là... Hi! Hi!

Bref, c'est parti pour 2016 avec un bel objectif 28km de trail sauvage en septembre!!! Weeeee!!!