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31 mars 2016

S'inspirer d'autres coureurs - Joan Roch

Note: ce billet était en mode "brouillon" avant que Joan n'annonce la publication de son livre, Ultra-ordinaire - Journal d'un coureur (éditions de l'Homme). Je suis une groupie qui a mis du temps à rédiger! :)

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J'ai découvert Joan Roch pendant mes recherches sur le commute running, quand je cherchais des trucs pour intégrer cette pratique à mon propre quotidien. C'était inévitable que je tombe sur son blogue, lui qui utilise la course comme moyen de transport entre le travail et la maison tous les jours: 21km toute l'année, beau temps mauvais temps!

Joan court des ultra marathons de façon compétitive, et le gros de son entraînement réside dans son mode de transport. Malgré ses exploits (c'est capotant, ce qu'il court maintenant dans une année!), l'homme ne prend pas de dimensions mythiques. Il demeure humain: oui, il court 21km par jour, mais c'est d'abord parce que ça facilite sa conciliation travail-famille-course. Pas de tête enflée, pas d'idée démesurée: du pratico-pratique qui joint l'utile à l'agréable, comme je l'aime!

Il prend aussi de magnifiques photos pendant ses trajets, qui font l'objet de son livre au moins autant que ses récits.

Je suis loin d'être prête à courir torse nu (je ne le serai jamais!) ni tous les jours (je suis trop sujette aux blessures), mais il m'a influencée sur l'alimentation. Pas besoin de me bourrer avant de courir, au contraire! C'est après avoir lu son témoignage que je me suis lancée dans ma première course à jeun. En fait, sa philosophie consiste à être à l'écoute de son corps et de tester les limites pour les repousser. Sans être aussi drastique que lui, j'aime bien!

Plus récemment, j'ai lu cet article dans lequel Joan parle des programmes d'entraînement, notamment de leur absence dans son cas.


"Très rapidement, au début de cet exercice, j’ai compris que je devais oublier tout programme structuré, et tout simplement adapter ma vitesse à mon humeur. Ce matin, je vais vite sans me forcer? Parfait, je fonce! Le soir, si les jambes sont lourdes, eh bien, ça me prendra 10 minutes de plus pour rentrer chez moi! C’est moins dramatique qu’une panne de métro, disons…"
- Joan Roch


Ça ressemble drôlement au "pace du bonheur" des Mères-veilleuses, non? J'adore!

Quand j'ai participé au Bromont Ultra en octobre, j'ai croisé Joan... Je n'ai pas osé l'aborder, mais je me suis rattrapée plus tard et virtuellement, grâce à Twitter!

Échange sur Twitter, Valérie Auclair, Joan Roch
Référer un article =
communiquer avec une idole

Vive les réseaux sociaux! Mais, plus encore, vive le Club de trail Montréal! Joan était invité à nous parler de motivation lors de la soirée de lancement de saison, hier soir.

On pouvait aussi faire dédicacer notre exemplaire de son livre, ce que je n'ai pas manqué de faire. J'ai bravé ma timidité pour lui témoigner mon admiration, moi qui entame à peine ma 2e année de course, qui guéris encore d'une blessure de débutante et qui vise un humble (pouhahahaha) 28k à Harricana en septembre.

Valérie Auclair, Joan Roch
Groupie comblée!
De sa part, aucune condescendance, que de la gentillesse et des encouragements :)

Loin de moi l'idée d'atteindre le niveau de Joan.

D'abord, mon corps ne le supporterait pas et je passerais ma vie avec la physio (elle est bien gentille, mais je préfère la voir le moins possible!).

Ensuite, je n'en ai pas envie, tout simplement. Des ultras de plus de 100km... Ouf! Ça ne me parle pas! Je me contenterai de mon 28km cette année, et possiblement d'un 50-60km en 2017, et ce sera suffisant pour épater mes proches et booster ma fierté pour plusieurs années.

Néanmoins, je suis contente de le compter parmi mes inspirations. Son approche terre-à-terre envers la course rend certains aspects plus accessibles. En plus, il prend régulièrement de formidables photos, qui donnent envie de sortir et de découvrir le monde d'un œil nouveau. Inspirant de plusieurs façons!!!


Son site web: http://joanroch.com/
Sa page Facebook: https://www.facebook.com/aalkab.oolak
Son compte Twitter: https://twitter.com/j0anr0ch
Son compte Instagram: http://instagram.com/j0anr0ch
Son compte Vimeo : http://vimeo.com/j0anr0ch

30 novembre 2015

S'inspirer d'autres coureuses... MerVeilleuses

Aujourd'hui je voudrais vous parler d'un groupe fantastique qui joue un rôle important dans mon quotidien. Il s'agit de Karine et ses Mères-veilleuses.

Logo des Mères-Veilleuses de Karine Champagne
Le logo des Mères-Veilleuses.
Crédit image: jesuismv.com
Je ne sais plus trop comment je l'ai découvert, il y a quelques mois déjà. Je crois que c'est en fouillant sur les sites web de course à pied, lorsque ma passion se confirmait et que je cherchais plein d'informations sur les techniques, les expériences, les conseils...

Il y a un site, jesuismv.com, et un groupe Facebook où plus de 26 000 femmes s'encouragent, se confient, se motivent, s'entraident, se stimulent, se soutiennent, se conseillent.

Le slogan des MV: D'la marde, je suis partie courir!

Il me parle! Pas tellement parce que je me défoule avec la course, mais parce que c'est une façon de se prioriser, de mettre de côté le négatif qui nous envahit et de prendre soin de soi pour être capable d'y faire face. Comme le disent les MV, "on se met à l'horaire"!

Le groupe est une idée de Karine Champagne. Elle écrit sur le site web:

L'histoire des MV, commence par une énième bulle dans mon cerveau !
Biok+ m'a offert de représenter leur entreprise en allant grimper le Kilimandjaro.
En échange je devais amasser 4 000$ pour la fondation de l'Institut Armand-Frappier.
Comment trouver les dons ?
En proposant sur FB de motiver des femmes afin de participer à une course à pied !
Je m'engageais à les motiver, les inspirer
et à leur donner une conférence la veille de la course.
50 femmes ont répondu à l'appel.
Une des plus belles journées de ma vie.
Le début d'un grand mouvement !


De 50 femmes à plus de 26 000 (près de 27 000 au moment d'écrire ceci!)... L'initiative de Karine répond à un grand besoin d'entraide, de solidarité, d'honnêteté, de compréhension, de confiance, d'appartenance.

Rassemblement des Mères-Veilleuses de Karine Champagne en 2014
Rassemblement de Mères-Veilleuses en mai 2014
Crédit photo: jesuismv.com
Peu importe l'heure, il y a toujours quelqu'un en ligne sur le groupe Facebook, prêt à te soutenir, à t'encourager, à te féliciter, à te rassurer... Et ce, toujours sans jugement, avec respect. Le soutien des MV est instantané et inconditionnel.

L'appartenance est plus souple qu'avec un groupe de soutien local: pas de rencontre à heure fixe, pas de compte à rendre, aucune obligation! On peut partager nos moments difficiles immédiatement... ainsi que nos victoires, nos bonheurs et nos réflexions cocasses!

Elles ne sont pas toutes coureuses. Il y a des marcheuses, des amateures de crossfit, des randonneuses, des pédaleuses, des joggeuses, des boxeuses, des pagayeuses, etc. Et aussi des femmes qui cherchent simplement à prendre quelques minutes pour elles-mêmes, pour souffler, pour trouver un peu d'équilibre.

Il n'est pas question de performance, mais de plaisir et de bonheur. D'ailleurs, c'est d'elles que vient l'expression "courir au pace du bonheur".

Pour moi, ce groupe est une source de motivation puissante. Les fois où je me sens lâche, je lis quelques messages, je vois l'épanouissement de ces femmes qui se prennent en charge et qui en sont fières et... magie! J'enfile ma tenue de course, je lace mes espadrilles et je pars.

Je pense parfois à elles lorsqu'une sortie est difficile; je me sens moins seule dans mon épreuve et ça m'aide à persévérer.

Même lorsque ça va bien, je vais faire un tour sur le groupe au moins une fois par jour (je suis accro aux réseaux sociaux, je l'avoue!). Je lis les messages les plus récents et je réponds lorsqu'ils m'interpellent. J'aime aussi encourager une MV qui a besoin d'un coup de pouce, question de faire ma part, de rendre à la prochaine. Elles sont là lorsque j'ai besoin de soutien; l'inverse est vrai aussi! J'aime contribuer à ce beau réseau: ça m'aide à m'épanouir, et c'est une dimension du sport que j'adore.

Voilà! Je suis une MV et j'en suis fière!

Bandeau des Mères-Veilleuses de Karine Champagne, dossard du Défi Gars VS Filles
S'afficher fièrement en tant que MV!


Post-scriptum: Karine a récemment lancé le Projet 2D, sur la sensibilisation et le dépistage de la dépression, grand fléau des temps modernes. Jetez un coup d'oeil au site web, plein de ressources!

18 novembre 2015

Une entrevue avec Marly

Marlène Couture, AKA Marly, est une coureuse, une blogueuse et surtout une passionnée. J'ai déjà témoigné de son influence sur moi. Elle est l'une de mes principales inspirations par rapport au commute running et à la trail. Sa passion est contagieuse!

Le 13 novembre 2015, elle donnait une conférence intitulée Courir dehors, même l'hiver! au MEC Marché Central, et j'en ai profité pour lui poser quelques questions. Elle s'est généreusement prêtée au jeu!

selfie Valérie et Marly
Valérie et Marly!


Valérie: Dans tes conférences, tu mentionnes que ton rythme de vie très actif t’oblige à une certaine discipline alimentaire et à une organisation de ton horaire. Peux-tu décrire une semaine typique?

Marly: Le dimanche, je regarde la météo. Je fais pas ça pour me faire chier: j’essaie de courir quand il fait le plus beau. Des fois, je peux pas éviter, mais je fais pas exprès d’y aller la journée qu’il pleut. Je prépare mes vêtements et mes lunchs d’avance.
Mon meilleur mix, c’est: aller travailler en vélo le lundi matin, revenir à la course course le lundi soir, courir le mardi matin et ramener mon vélo le mardi soir. Ça me fait moins de stock à traîner.
Je cours à jeun. C’est une habitude graduelle. Je ne fais pas attention à ce que je mange la veille.
[Note de Valérie : la chanceuse! C’est pas mon cas!]
Je suis une coureuse du matin, donc je fais mes longues distances en allant travailler plutôt qu’au retour. Il y a des douches au cégep, donc c’est facile pour moi.
Je fais mes plus longues runs la fin de semaine, quand j’ai pas mes garçons. Quand je les ai et que je m’entraîne intensivement, je prends des après-midis de congé le vendredi pour courir.


Valérie: Comment détermines-tu ton horaire de cross-training, c’est-à-dire la proportion des autres sports avec la course dans une semaine ou un mois?

Marly: J’entre tous mes entraînements dans DailyMile, donc je vois toutes mes heures dans la semaine. Je tiens compte du fait que du vélo, c’est moins forçant. Quand je cours beaucoup, je fais moins de vélo. Sauf que si j'ai mon sac de linge et mes lunchs, c'est plus forçant et j'en tiens compte aussi.
J’essaie de m’entraîner au gym trois fois par semaine. Je n'ai pas de programme, car je ne les suis jamais. Il y a un gym au cégep, c’est le fun. J’y vais le matin ou le midi.
[Note de Valérie: Marlène travaille au Cégep Édouard-Montpetit.]
J’ai essayé la natation mais, l’horaire rend ça impossible. Il faut faire des choix, on peut pas tout faire.
Je ne fais pas de yoga ni de méditation.


Valérie: Tu mentionnes souvent que, pour toi, la course, c’est la vie! Quel est l’impact de la course sur ta vie, ta santé mentale, tes relations, etc.?

Marly: La course, c’est tellement ma vie que c’est comme ça que j’ai rencontré mon chum! J’avais organisé une course des amis sur le mont St-Hilaire et une de ses amies l’a amené.
Quand j’écris, c’est sur la course; mon blogue, c’est la course. Tous mes projets tournent autour de la course…
J’ai d’autres projets, comme la ligne de vêtements Marly, mais ça revient à la course. C’est pas juste courir. Là, je planifie la prochaine saison. Il faut que je choisisse mes événements, mes grosses saisons sont derrière moi.
[Note de Valérie : pour Marly, 2 ultra et un demi, c’est pas une grosse saison… comme quoi tout est relatif!]
Au début, la course a changé ma vie. Après mon 2e bébé, j’avais poids à perdre. J’ai décidé de m’entraîner pour le demi-marathon de Montréal: c’est là que je suis devenue coureuse. Je l'ai fait en secret pour pas avoir de pression, mais c'est devenu une passion.
Plus tard, avec quelques personnes, j’ai organisé des courses amicales sur le mont Royal. C’est là que j’ai commencé à être plus connue dans le monde de la course. J’aime rassembler les gens, c’était ma première carrière. J’organise les Mardis de Marly sur la Rive sud: je cours avec les débutants, je marche avec eux. Je suis pas en avant à aller plus vite que tout le monde.


Découvrez l'autre partie de l'entrevue sur le blogue où je collabore, MissVay. Marly nous parle menstruations, produits de beauté/santé pour la course, et participation des femmes à des ultras!

Vous pouvez aussi suivre ses aventures directement sur son blogue ou sa page Facebook!

29 septembre 2015

Courir le mont Royal

Ce soir, il pleuvait. Beaucoup. Météomédia annonçait même des risques d'orage (qui finalement ne se sont pas avérés). À l'horaire, j'avais un essai pour le Club de Trail de Montréal, au parc du Mont-Royal. Sous la pluie battante, ça ne me tentait pas trop... Avec en plus le soleil qui se couche tôt et l'utilisation d'une lampe frontale, ce que je n'avais encore jamais fait.

Mais, aujourd'hui, c'est l'anniversaire du décès d'un athlète que j'admire. Alors je suis allée. J'ai publié un article dans la journée pour lui rendre hommage, mais cette course était ma façon concrète de l'honorer. De le faire vivre encore un peu.

Coureuse souriante le soir lampe frontale
Coureuse équipée!
Bref, je me suis rendue à 18h au pied du mont Royal, manteau sur le dos, Mizuno aux pieds et lampe frontale en poche. D'autres braves y étaient, à échanger leurs expériences de l'Ultra Trail Harricana, imperturbables sous la pluie... Je me sentais pas mal newbie!

Je me suis jointe au Groupe C, soit le plus lent... ce qui est très relatif, car tout le monde courait plus vite que moi!

Non, je dois corriger: tout le monde courait plus vite que ce à quoi je me suis habituée. En fait, je n'avais pas tant de mal que ça à suivre, à mon grand étonnement (et à ma grande fierté aussi, avouons-le). Oui, je traînais derrière et je soufflais fort, mais j'étais capable de suivre!

Ça en dit long sur l'amélioration de ma condition physique... Je me souviens avoir monté le mont Royal à pied, il y a quelques années: un véritable tour de force à l'époque. J'étais redescendue en autobus... Alors que, ce soir, je l'ai monté et descendu à la course, sous la pluie, dans le noir, dans des sentiers dont j'ignorais totalement l'existence!

Ça me fait aussi réfléchir sur ma propre vitesse. J'ai remarqué depuis quelque temps que je cours moins vite qu'au début. Pour de longues distances, je pense que c'est une bonne stratégie, car j'en suis encore à évaluer mes forces et à apprivoiser mes limites. Mais, pour mes sorties plus courtes (exemple: me rendre au travail), je peux certainement accélérer le rythme. Si ça se trouve, je vais trouver ça plus facile. À tester!

En plus de la trail, je courais aussi pour la première fois dans l'obscurité avec une lampe frontale. Je n'en ai pas besoin en ville, puisque les lampadaires suffisent. Une fois sous le couvert des arbres du parc, j'étais très contente de l'avoir empruntée à un ami!

Par contre, lorsque je m'en procurerai une, il faudra que je magasine bien le modèle, car celle-ci glissait constamment et n'éclairait pas suffisamment le sol à mon goût.

Même constat à propos de ma ceinture de taille, qui me sert si bien habituellement. Je devais constamment la resserrer. Ça secoue plus en trail; il faudrait que je regarde pour m'équiper en conséquence... Mais chaque chose en son temps.

On a passé rapidement par le Belvédère Camilien-Houde, où il y a un stationnement et un arrêt d'autobus dans la montée. "Rapidement" est encore relatif: rendue là, je marchais pour reprendre mon souffle et ménager mes jambes qui trouvaient ça intense. Disons que l'arrêt d'autobus était drôlement tentant!

À ce moment, le gros du groupe était plus loin devant, et deux autres personnes étaient plus loin derrière. J'ai continué, un peu penaude, jusqu'à ce que je rejoigne le groupe et que je mentionne que je trouvais l'expérience difficile. Je n'avais aucune idée de l'heure, de ce qu'il restait à faire comme distance ou comme effort, et j'avais peur de ne pas tenir. Les gens m'ont gentiment rassurée: c'est normal de trouver ça difficile, surtout la toute première fois, ce soir-là le groupe était un peu plus fort que normalement, etc.

Donc j'ai poursuivi avec eux. Ah, l'orgueil!!!

centre-ville de Montréal le soir
Montréal sous la bruine
On a fait quelques exercices au sommet. La vue était magnifique, malgré la pluie qui se poursuivait (en version petite bruine sympathique, ouf!).

C'est à ce moment que la fierté d'avoir poursuivi malgré la fatigue, le découragement, la pluie, la frontale qui glisse, le muscle fessier qui lâche... Hum, bref, que la fierté m'a envahie. J'avais bien fait de poursuivre!!!

Ensuite, le groupe repartait à la course dans les sentiers. Ça faisait déjà 1h qu'on courait. Pour ma part, j'en avais assez et je suis redescendue avec le meneur. Il a gentiment écourté sa course de descente pour me ménager: "juste 2 ou 3km" au lieu de "4 ou 5". Disons qu'on n'est pas au même niveau!

Ni lui ni moi n'avions utilisé nos outils pour mesurer le temps et la distance. D'expérience, il m'a dit qu'on avait dû faire (descente incluse) 6 ou 7km, en environ 45-50 minutes. Il a évalué le dénivelé total à environ 500m. C'était donc un excellent entraînement pour Bromont, où je ferai 6km avec un dénivelé de 150m... de jour!

chaussure de trail pieds nus sales
La trail et la pluie, ça salit!
Un petit mot sur mes Mizuno*: ils ont été parfaits! J'avais évidemment les chaussettes et les pieds gorgés d'eau. Mais les souliers ont fait leur travail: ils agrippaient bien le sol et sont restés confortables du début à la fin. Un autre élément que j'étais contente de tester avant la course officielle.

Avant de quitter mon appartement, je n'étais pas sûre de prendre la bonne décision. En arrivant au point de rencontre, avec tous ces coureurs aguerris et leurs équipements adéquats (exemple: aucun manteau non respirant comme le mien!), j'étais encore moins sûre. Mais je m'en serais voulu de partir sans au moins essayer...

Finalement, ça a été une soirée très enrichissante, dont j'espère qu'elle fait honneur à la mémoire de mon cousin. Malgré la difficulté, j'ai souri tout le long et j'ai fait le plein de bonheur!

Je réfléchis de plus en plus à mon grand objectif de 2016... peut-être pour le modifier... À suivre!


*Ce message n'est pas commandité par Mizuno ou une autre compagnie. Je choisis de donner mon opinion sans aucune pression extérieure.

S'inspirer d'autres sportifs - feu JP Auclair

Aujourd'hui, ça fait un an que JP Auclair est décédé. J'ai écrit une partie du message qui suit sur ma page Facebook (privée), et j'ai décidé de le partager ici, avec quelques ajouts.

JP portait plusieurs chapeaux à la fois: skieur, inventeur, innovateur, porte-parole, aventurier... Il était aussi mon cousin.

Suite à sa disparition dans une avalanche et à son décès, un de ses amis a écrit Thoughts on Honoring the Dead and the Living (en anglais seulement). L'article se termine sur ces mots:

We take for granted our time on earth. Even when we don’t, we do.
We spend our precious moments on trivialities, on contrivances, and
we lose sight that far more precious than our dollars are our minutes. [...]

It’s good to honor the dead. It’s better to honor the living.
It’s good to use words. It’s better to take actions.
And really, there’s no time to waste.

Ça m'a beaucoup touchée. C'est en partie ce qui me motive à rendre hommage aux gens qui m'inspirent.

Je suis loin de pratiquer les mêmes sports que lui, mais JP m'accompagne souvent lors de mes sorties de course, surtout en nature. Lorsque je me sens connectée avec la forêt et la montagne, j'imagine que je ressens une partie de ce qu'il vivait sur les sommets enneigés...

Il m'inspire à bouger et à savourer la vie, comme il le faisait.

À apprécier les moments qui passent, les gens positifs que je côtoie, les opportunités qui s'offrent. À le formuler à haute voix. Pas besoin d'attendre leur décès ou leur départ pour dire aux gens qu'on les aime, qu'on les apprécie...

À donner de mon temps pour du bénévolat (JP était aussi généreux de ce côté), à donner de mon temps pour prendre soin de moi, à donner du temps à mes proches plutôt qu'aux choses futiles, surtout ceux que je ne vois pas souvent...

Cette influence avait débuté avant sa disparition. Depuis, elle est devenue indéniable, pressante, stimulante. Je suis en vie, je ne dois pas attendre pour prendre action.

Je n'ai pas beaucoup connu JP. C'est sans doute plus facile pour moi d'apprécier son héritage comme ça. Malgré le trou dans la famille. Je veux juste que ses proches sachent: JP a semé un peu de lui-même en des endroits insoupçonnés. Comme la tête de sa petite cousine intello-antisportive-je-reste-à-lire-DANS-le-chalet.

Merci JP. Et merci à tous ceux qui, en témoignant de ses qualités, lui permettent de poursuivre cette belle influence.

#WeLoveYouJP

3 septembre 2015

Inspirer une autre coureuse

Je viens de voir sur Facebook qu'une de mes collègues s'est rendue au bureau en courant ce matin: 9,09 kilomètres et un bon dénivelé. Elle écrit: "Inspirée par Valérie Auclair ;)"

C'est une des personnes qui m'a inspirée à commencer la course à pied, il y a six mois. Elle la pratique depuis plus longtemps et m'en parlait régulièrement. On s'est rendues chez JOGX ensemble pour tester des souliers, puis pour une conférence de Marly. On peut parler de course à pied, d'applications, de vêtements, de courses officielles... pendant des heures. Et d'autres choses aussi!

On ne travaille plus ensemble, car j'ai changé de job et de quartier général, mais on reste en contact et ça me rend très, très heureuse de pouvoir l'inspirer à mon tour. Comme un retour de balancier...

Cette personne a pour objectif de courir un demi-marathon cette année, pour ses 50 ans. Est-ce que ça a influencé mon propre but? Un peu, oui!

C'est très bon pour le moral de savoir qu'on a une bonne influence sur son entourage... Merci, ma collègue de Vaudreuil, pour ce petit boost!

3 août 2015

S'inspirer d'autres coureurs - Annie D'Amours et sa Tribu

Je n'ai jamais rencontré Annie D'Amours, mais elle a une énorme influence sur moi en tant que coureuse. Sans elle, je n'aurais jamais commencé à courir

Elle est active sur Facebook et Instagram (entre autres). Chaque fois qu'elle diffuse une photo de ses courses en trail, je ressens une immense envie de prendre un bain de nature, de courir, de me retrouver au naturel.

J'apprends aussi, en prenant mes liens pour cet article, qu'elle a son site Internet et son blogue. À découvrir!

Surtout, Annie est la coach de mon amie inspiratrice. Elle a fondé le club de course La Tribu, un groupe féminin où l'entraide et le plaisir sont valorisés... ainsi que l'effort! L'enthousiasme, la passion, le positivisme et la fierté de sa coach se ressentent même à travers ses élèves. Depuis qu'elle fréquente ce groupe, mon amie rayonne littéralement.

C'est tout simple: la passion de cette femme est si grande qu'elle est contagieuse même par personne interposée!


La belle atmosphère de camaraderie de la Tribu m'a incitée à essayer le groupe de course de Lolë... avec succès! Pour une fille introvertie et gênée, ce n'est pas peu dire!

En fait, l'épanouissement de mon amie m'a grandement motivée à commencer à courir. Ce qu'elle témoignait de son expérience avec son groupe et sa coach était vraiment inspirant.

Cerise sur le sundae: Annie partage régulièrement des articles intéressants sur la course à pied. Même sans la connaître directement, j'apprends beaucoup grâce à elle.

Merci, Annie!

29 juillet 2015

S'inspirer d'autres coureurs - Marly

Il y a quelques mois, j'ai assisté à une conférence à la boutique JOGX, à Vaudreuil. Elle était donnée par Marlène Couture, une ultramarathonienne blogueuse passionnée. On peut suivre son blogue, Les aventures de Marly, mis à jour assez régulièrement.

En toute franchise et avec une humilité qui fait du bien à lire (surtout pour une coureuse débutante comme moi!), elle raconte ses entraînements, ses courses, ses défis et ses réflexions.

Son dernier message, en date du 28 juillet 2015, m'a particulièrement interpellée.

D'abord parce qu'elle admet candidement que sa dernière course a eu des moments difficiles, et que ça fait du bien de voir que les ultramarathoniens-trail-coureurs-surhumains sont aussi sujets au découragement!!!

Surtout que, dans son cas, elle traîne une blessure au pied depuis quelque temps déjà... Donc encourageant pour moi et mes chevilles fragiles.

Ensuite, le bout intéressant est à la fin de son message, lorsqu'elle dresse un bilan de sa course et de ses prochains objectifs.

"Constat…  je ne me sens pas prête à faire le 80km du Bromont Ultra…  je sais, je sais, c’est dans un peu plus de 10 semaines…  mais tant qu’à prendre le départ en me disant que je ne me rendrai probablement pas à l’arrivée dans les temps…  et bien je préfère prendre le départ du 55km…  et avoir de plaisir!"

Ça m'a interpellée car, lorsque j'ai établi mon propre objectif de 10km à l'automne, j'étais étonnée d'apprendre que mon amie inspiratrice envisageait le 5km... Encore. Pourquoi ne pas chercher à se dépasser encore plus? Elle m'a expliqué qu'elle préférait avoir du fun à faire une course agréable plutôt que rusher et se décourager.

Exactement le même ordre d'esprit que Marly!

De mon côté... C'est vrai que je pourrais sans doute finir un demi-marathon cette année... en marchant beaucoup et en exploitant énormément mon orgueil. Mais je n'en serais pas fière, et ce ne serait pas une aussi belle expérience que si je le fais préparée et motivée.

La course doit rester une passion... donc un plaisir! Oui, c'est souffrant et il y a des moments décourageants ou difficiles, mais c'est la perspective de la fierté et du bien-être subséquents qui me motivent et qui me font sortir dehors même à 37°C avec humidex. Si je pense finir en pleurant... ou ne pas finir du tout... ça ne vaut pas la peine.

Aussi, ce n'est pas tout le monde qui court pour les mêmes raisons, et c'est parfait comme ça. Je préfère de loin quelqu'un qui respecte ses désirs, comme mon amie, que quelqu'un qui s'inscrit à une course trop longue pour ne pas décevoir les autres, mais qui ne le vit pas bien. Il faut rester zen!