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29 juillet 2017

Ce blogue est-il fermé?

Coucou!

Il y a très longtemps que j'ai écrit ici. Je manque de temps, tout simplement! Trois semaines de vacances à l'étranger, puis l'équivalent de deux emplois à temps plein en même temps... ça remplit un horaire!

Le bon côté, c'est que je trouve le temps de bouger. Surtout du yoga et de la marche dernièrement, mais encore un peu de course et de vélo.

En voyage, j'ai beaucoup apprécié mon commute biking des derniers mois, qui m'a permis de suivre mon Chum et son fils dans Amsterdam, où on avait loué des vélos. Je n'aurais pas cru que ça me permettrait de vivre une expérience touristique des plus agréables!

Prête à découvrir Amsterdam, la ville aux mille vélos!
Maintenant que ça fait quelques mois que je ne prends plus ma médication contre l'anxiété, bien manger et bien bouger sont extrêmement importants. Je suis fière de réussir à maintenir mes bonnes habitudes, même si ce n'est pas toujours parfait.

Trouver un équilibre entre ce que je dois faire et le repos dont j'ai besoin est aussi un défi. C'est beaucoup pour ça que j'ai arrêté l'écriture hebdomadaire ici: ça me demande un peu de temps, pas beaucoup, mais que je préfère présentement investir ailleurs.

De toute façon, bien franchement, maintenant que je n'ai plus de défi en vue, c'est pas mal toujours la même chose qui se passe ;)

Alors, ce blogue est-il fermé? Je ne sais pas encore. J'ai plusieurs semaines folles devant moi; j'y réfléchirai après, à l'automne.

En attendant, je vous invite à me suivre sur Instagram. J'y publie au moins une photo par jour, idéalement en lien avec mon activité physique.

20 juin 2017

Bouger sans bloguer

Il y a trois semaines déjà que j'ai écrit ici. Le temps passe si vite!

J'ai bien bougé pendant ces trois semaines. Il y a eu des journées difficiles, surtout avec les grosses chaleurs montréalaises, mais je maintiens le cap. J'ai fait une longue randonnée, j'ai essayé le SUP (standing up paddleboard), j'ai couru et pédalé, j'ai fait du yoga.

En revanche, j'ai moins écrit. Du moins, sur ce blogue-ci, car j'ai écrit beaucoup de contenu pour Les Mots clairs. C'est dans ce projet, cette nouvelle entreprise en fait, que je mets une grosse partie de mon énergie.

L'activité physique m'aide à obtenir et à conserver cette énergie. Les quelques journées où je n'ai pas bougé pour la peine, je l'ai ressenti rapidement. Alors je maintiens mes efforts, qui deviennent une véritable routine, et ça paie.

J'ai aussi complètement arrêté ma médication contre l'anxiété. Ouf! C'est pas facile. C'est même très difficile par moments! Mon SPM m'a rentré dedans comme un boulet de canon et j'ai travaillé très fort pour ne pas céder aux 1000 émotions intenses qui m'ont envahie.

Honnêtement, j'ai failli rappeler mon médecin pour reprendre ma médication (et tant pis pour le Plan Bébé!). Mais ça s'est calmé une fois la Fatidique Semaine passée, alors je crois pouvoir mettre ces difficultés sur le dos des hormones. Maintenant, ça va assez bien. Il faut que je mange bien, que je dorme assez et que je bouge tous les jours, et l'humeur reste sous contrôle.

Je ne vous ferai pas un rapport détaillé des trois dernières semaines, mais voici quelques photos en vrac :)

D'ailleurs, si suivre mon quotidien sportif vous intéresse, je vous invite à me suivre sur Instagram, où je suis beaucoup plus constante!

Yoga, toujours nécessaire. Et encore meilleur en pyjama!

Courir sur le bord de la rivière des Prairies
est toujours aussi agréable!

Randonnée! Sentier les Loups au parc national de la Jacques-Cartier
Randonnée! Sentier les Loups au parc national de la Jacques-Cartier

Randonnée! Sentier les Loups au parc national de la Jacques-Cartier
Randonnée! Sentier les Loups au parc national de la Jacques-Cartier
J'ai eu la chance d'essayer le SUP avec des amies. La rivière était un peu agitée alors je suis restée à genoux tout le long, mais c'était une très belle expérience! 

Comme j'ai travaillé mes muscles stabilisateurs depuis deux ans, l'équilibre n'a pas posé problème. Et comme je m'entraîne à la maison assez régulièrement, j'ai pu pagayé et suivre les filles (des habituées) sans problème. Sans ça, j'aurais traîné loin derrière pendant les deux heures!

Initiation au SUP! Yay!

Initiation au SUP!
Je me suis levée 4 secondes à la toute fin :)

Je suis à quelques jours de trois semaines de vacances. Avec Chum et son fils, nous partons en voyage. Il y a donc fort à parier que ce blogue sera tranquille pendant ce temps ;) Je verrai, au retour, si je reprends mes publications hebdomadaires ou non. Est-ce que vous le voulez?

En attendant, vous pouvez vous abonner à mes tableaux Pinterest. J'ai rassemblé des exercices pour les coureurs, pour la musculation et pour le yoga, en plus d'une panoplie d'idées de recettes, de coiffures, de décoration... Le chaos habituel du réseau, quoi ;)

Sérieusement, les exercices que je conserve sont souvent parfaits pour les débutants, les entraînements à la maison, les personnes ayant des maux de dos et celles qui souhaitent se mettre en forme de façon raisonnable. Vous y trouverez votre compte!

13 mars 2017

Passer des capris au multicouche hivernal

Jambes de coureuse, capris, asphalte, espadrilles de course New Balance
Chaleur! On sort les pattes!
Décidément, la température est en montagnes russes cet hiver!

Mardi matin, j'ai fait du yoga pendant 40 minutes, en étirant bien les jambes et les hanches, ainsi que le dos. Cette séance hebdomadaire devient de plus en plus incontournable, tellement elle fait du bien!

Mercredi, je suis sortie courir. On se souvient que, deux jours plus tôt, j'avais eu droit à une température printanière très agréable. Eh bien, c'était encore mieux ce jour-là! J'ai couru en capris!

Mon cell a eu des problèmes à la fin de ma sortie, mais j'ai couru au moins 7,5km en environ 50min. Une excellente performance, une première longue distance depuis longtemps! À la fin, je maintenais un rythme plus élevé que d'habitude, entre 5:40 et 5:20. Wow!

J'ai surtout couru dans la rue et sur le trottoir, mais je n'ai pas pu résister à l'envie de passer par des parcs. Il y avait longtemps que j'avais couru les pieds dans l'eau! Avec une température nettement au-dessus de zéro, ça ne posait pas problème :)

Coureuse, soleil, parc Ahuntsic, printemps, neige qui fond
Sous le soleil du parc Ahuntsic
J'ai aussi eu droit à un léger coup de soleil sur le nez :)

Mardi et mercredi, journées de classe, j'ai aussi marché entre l'appart, le métro et le campus universitaire. De bonnes journées actives!

Jeudi, 20 minutes de musculation. J'avais beaucoup de travail à faire et je me suis levée tard, si bien que je n'ai pas fait plus. En fait, j'ai même hésité à faire 20 minutes, sachant que je n'atteindrais pas la demi-heure complète... puis je me suis dit que c'était mieux que rien et que ça ferait du bien. Et j'avais raison!

Vendredi, je passais la journée avec mon filleul et ce fut bien mouvementé! Plus de voiture que je ne l'aurais voulu, et il faisait un froid de canard alors on n'a pas joué dehors. J'étais aussi très fatiguée, alors ça tombait bien.

Samedi, journée en famille: brunch et parties de hockey (au pluriel, oui) de Beau-Fils dans les Laurentides. Donc voiture et grelottements d'aréna! Une journée tranquille côté sportif, mais enrichissante côté affectif :)

Dimanche, une belle sortie de course malgré une température glaciale: -25°C ressenti à 13h! J'ai quand même parcouru 5,1km en 33min, une bonne performance dans mon cas!

Coureuse, multicouche, tuque, foulard, hiver à Montréal
Brr! On se rhabille!
En fait, j'avais très chaud à la fin, avec toutes les épaisseurs que je portais (le look ninja était nécessaire!), mais le vent était tellement froid que je ne pouvais pas me découvrir. Vive l'hiver québécois!

Autre bonne note: mon foie ne s'est pas manifesté, car j'y suis allée tout en douceur. En maintenant un rythme plus lent pendant les premiers kilomètres, je réussis à courir en continu.

J'attends aussi plus longtemps entre mon dernier repas et ma sortie: 1h30 à 2h plutôt qu'une heure comme avant. Ça semble aider.


Sur un autre sujet, aujourd'hui, cela fait deux ans que je cours! Je vous renvoie à mon billet de l'an passé, sur mon bilan d'anniversaire. Douze mois plus tard, je réitère les mêmes constats, avec encore plus d'enthousiasme.

Plus que jamais, je suis convaincue des bienfaits de la course à pied, et de l'activité physique en général, sur ma santé physique et ma santé mentale.

Plus que jamais, je gagne confiance, assurance et fierté grâce à la course à pied. Ma discipline, ma détermination et ma résilience sont aussi plus grandes.

Plus que jamais, j'apprécie les portes ouvertes par la pratique de la course à pied: vélo, yoga, méditation, meilleure alimentation, meilleur sommeil...

Non, ce n'est pas toujours facile. Mais c'est toujours gagnant!

9 janvier 2017

Débuter 2017

Je n'avais pas l'intention de prendre congé d'écriture, mais il y a déjà bien 3 semaines que je n'ai rien publié ici!

J'ai bougé pendant ces semaines, même si ça n'a pas été de la course. En famille, on a plutôt privilégié les activités extérieures: patin à glace, hockey, raquette, et même, une première pour moi, ski de fond.

Raquettes, neige, pantalon de neige
Raquette le 30 décembre: pas de neige, surface glacée

Saint-Jean-de-Matha, paysage, neige
Raquette le 30 décembre à Saint-Jean-de-Matha

Patins à glace, trois patineurs, bâton de hockey, rondelle
Patin et hockey en famille: mes premiers coups de bâton sur glace!

Skieuse de fond, skis, parc de Bois-de-Liesse, chalet, neige parc de Bois-de-Liesse, rivière, neige, glace, arbres
Ski de fond le 8 janvier: une première!  Dans le magnifique décor
du parc-nature de Bois-de-Liesse

J'ai aussi surmonté une vraie de vraie grippe (fièvre, fatigue musculaire et siestes impromptues), qui m'a mise K.O. pendant quelques jours.

Ce dernier temps des Fêtes est le premier depuis des années que je traverse sans pleurer de fatigue, sans m'épuiser, sans me raccrocher à la perspective du "retour à la normale". J'ai beaucoup mieux géré mon temps et mon énergie. Ça m'a obligée à négliger certains groupes, dont mes amis qui m'ont beaucoup manqués! Mais mon état mental m'en remercie. Une belle victoire sur l'anxiété :)

Voilà. Chum est de retour au travail, la session universitaire est commencée, l'horaire retrouve des airs de routine. L'activité physique va retrouver sa place quotidienne.

Début 2016, j'étais extrêmement fébrile et motivée par rapport à ma pratique sportive. Je m'étais donné un beau et grand objectif, mon fameux 28k en trail, pour lequel j'ai travaillé fort et que j'ai relevé haut la main. Je suis fière du chemin parcouru, surtout sur le plan de ma santé physique et mentale.

En 2017, je compte maintenir mes acquis. Mais pas d'objectif de dépassement, pas en course du moins. J'ai envie de m'inscrire à quelques événements, mais plutôt des 5k ou 10k, juste pour le plaisir.

Cette année, je me concentrerai plutôt sur ma carrière: réussir la session d'hiver, trouver un stage, déterminer mon créneau, réseauter, trouver un emploi ou des contrats, créer mes occasions d'affaires... Ça va demander beaucoup d'énergie! L'équilibre que j'ai atteint en 2016 s'avérera précieux pour réussir avec le sourire.

Ce blogue passe donc de "devenir sportive" à "maintenir l'équilibre". Différent, mais non moins intéressant! Car nous sommes plusieurs à arriver à cette étape sans référence. Les récits de mise en forme abondent, mais la suite tombe dans le néant.

Ce que j'entrevois? Moins de péripéties, moins de triomphes éclatants, plus de petits combats intérieurs.

2 décembre 2016

Une semaine de bonne gestion du stress

La dernière semaine n'a pas été facile! Et les prochaines ne le seront pas non plus.

L'horaire de travail à ma job a varié beaucoup. La fin de session universitaire commence. Je déborde d'enthousiasme pour lancer une entreprise, un beau projet pour 2017 qui me remplit la tête. Les idées pullulent pour différents projets d'écriture. Les familles et amis commencent à organiser les partys de Noël, ce qui n'est jamais simple.

Jambes de coureuse, espadrilles de course New Balance, gazon jaune
Les jambes ont la gigotte
À travers tout ça, une activité entre amis, qui me tenait à coeur. L'envie de profiter de mon chum quand on se croise. Le besoin de bouger et de bien manger. La nécessité de me reposer.

Normalement, ce tourbillon d'obligations et d'envies déclencherait la panique, l'anxiété. La peur dévorante de perdre le contrôle. D'oublier quelque chose, de négliger quelqu'un, d'échouer, de décevoir...

Eh bien, à mon grand bonheur, j'ai réussi à demeurer zen, en contrôle. J'ai priorisé, j'ai laissé tomber ou reporté certaines choses, je me suis permis de mettre mon cerveau à off. Oui, je suis fatiguée, mais pas épuisée. J'ai négligé parfois la course, parfois mes travaux, parfois mes projets, mais j'ai établi un certain équilibre entre tout ça.

Surtout, je n'ai pas culpabilisé.

Le sentiment de culpabilité m'a souvent grugé énormément d'énergie. Fini, tout ça! En tout cas, finie la culpabilité inutile! J'ai besoin de me reposer? Alors à quoi bon nier, continuer, m'épuiser et devoir prendre encore plus de temps pour m'en remettre? Autant prendre une pause tout de suite, la savourer, et retourner bosser rapidement!

Résultat: ce que je dois faire se fait, je me sens en paix, je ne m'épuise pas.

Je n'arriverai pas à Noël dans le même état de détresse que l'an passé. Détresse qui s'était poursuivie jusqu'en mars, quand je m'étais enfin décidée à écouter mon corps.

Ce fut donc une semaine où la marche entre la maison, le métro et l'université a suffi plusieurs fois. J'ai résisté à la tentation de prendre l'autobus quelques fois, surtout hier. Il faisait doux et ça m'a fait beaucoup de bien de bouger, surtout avec tout le temps passé assise devant un ordinateur.

Coureuse, bord de l'eau, rivière des Prairies, parc de la Merci, automne
Course du dimanche
Dimanche dernier, une belle course de 6,36km en 40min. Je me suis vraiment forcée pour sortir, puisque j'avais déjà reporté ma sortie la veille. Mais, une fois dehors, du beau plaisir! Comme toujours.

Lundi et mardi, je travaillais, ce qui réduit de beaucoup le temps disponible pour l'activité physique. Je me sens coincée dans mon horaire et, même si en fait j'en aurais le temps, je ne sors pas courir. C'est niaiseux, mais c'est un déclencheur d'anxiété pour moi. Alors j'ai marché.

Mercredi, je ne savais pas si je travaillerais dans l'après-midi. J'avais vraiment besoin de bouger. Je voulais courir, mais le temps, l'horaire... Je me suis rabattue sur 35 minutes de yoga. Quelle bonne décision! Les hanches, les omoplates, les mollets... tout avait besoin de s'étirer!

En soirée, j'assistais au lancement de nouveaux produits Natrel (j'en parlerai sur Miss Vay lundi!). Ça concordait mal avec mon horaire d'école et j'avais prévu quitter vers le milieu de l'événement pour arriver à temps à mon cours.

Sauf qu'on préparait et décorait des biscuits. C'était vraiment le fun. La fille avec laquelle je popottais était super sympa. Je n'avais pas envie de partir sans mes biscuits (on les a mis au four tard!). Surtout, ma tête réclamait cette pause, cette soirée où je me concentre sur du beurre et du crémage sans penser à 1000 choses à la fois. Même la course ne m'offre pas ce répit mental complet.

Coureuse, manteau de pluie, asphalte
Sortie sous la pluie
Alors j'ai pris ce temps. Et j'ai adoré. J'aurais préféré ne pas manquer mon cours, surtout que je l'aime beaucoup, mais, à l'échelle de ma vie, je crois avoir fait le bon choix.

Jeudi, retour au travail et marche sur le campus. Ça sentait encore l'automne, sous la pluie et sur le tapis de feuilles mortes. <3

Aujourd'hui, ni travail ni école: pas d'excuses! J'ai enfilé mes espadrilles pour un 5,8km en 36min. Petite pluie, 5°C, un cardio au rendez-vous, des jambes heureuses de s'activer... une belle petite sortie!!!

Au final, je crois que je fais bien de me pas m'imposer un horaire sportif. Pour moi, c'est un stress psychologique.

Privilégier les activités à la maison et combiner les déplacements avec l'activité physique, c'est gagnant dans les périodes plus rushantes.

Le vélo me manque pour ça... Mais je ne suis pas une cycliste assez aguerrie, ni une personne assez téméraire, pour me rendre à l'université dans le noir et le froid, sur des rues trempées et couvertes de feuilles mortes!

9 novembre 2016

Avoir besoin de beau

Hier, deux événements importants.
1) C'était mon anniversaire :)
2) Les Américains ont élu un gouvernement républicain, Trump à sa tête :(

Ce blogue ne parle pas de politique, mais notre environnement, même à grande échelle, a un impact sur nous. Ce matin, j'ai appliqué plusieurs techniques contre l'angoisse et pour le positivisme. Entre autres, je suis allée courir. J'avais besoin d'air, de beau, d'espace.

6km en 42min au Parc-nature du Bois-de-Liesse, où je n'avais pas mis les pieds depuis trop longtemps. Une belle course un peu lente mais bénéfique. Je m'attendais à de la pluie aujourd'hui, mais le soleil est radieux et la température, idéale.

Voici donc mes photos de course, puis quelques trucs qui relativisent les résultats électoraux et qui font doux au cœur ou à l'âme.

La course
Sentier Parc de Bois-de-Liesse, automne, feuilles mortes, passerelles Sentier Parc de Bois-de-Liesse, automne, feuilles mortes, boucle des Érables noirs
La passerelle japonaise La boucle des Érables noirs

Sentier Parc de Bois-de-Liesse, automne, feuilles mortes, coureuse souriante
Le sourire de la satisfaction

La politique

Ce statut Facebook, largement partagé,
exprime parfaitement mon malaise envers Trump depuis plusieurs semaines.
(Cliquez sur le lien pour lire la suite).

Un moment qui m'a fortement émue, hier soir:
Van Jones (CNN) exprimant les craintes des minorités visibles (vidéo en anglais).

Cette citation, dont nos cœurs ont toujours besoin.
Citation, Jack Layton, photo noir et blanc, lettres blanches

C'est facile d'aimer et de croire lorsqu'on trouve que tout va bien.
C'est un défi de continuer lorsque ça va mal.
Mais c'est là que ça devient le plus important.
C'est là que mes apprentissages via la dépression et l'angoisse m'aident. À continuer malgré l'effort.

Finalement, cette touche d'incongruité positive parmi les résultats: Minnesota Just Elected The Country’s First Somali-American Muslim Woman Legislator

15 septembre 2016

Regarder le chemin parcouru

Facebook nous propose chaque jour nos "souvenirs", c'est-à-dire nos publications de la même journée mais des années antérieures.

Femme, forêt, lunettes de soleil
14 septembre 2014
Un peu aveugle, j'avançais à petits pas.
Mais j'avançais déjà.
Aujourd'hui, la photo ci-contre a surgi sur mon écran.
 
Je me remettais d'opérations (yeux au laser + ablation de la vésicule biliaire), d'une rupture amoureuse, d'un bore-out professionnel et plus encore... En pleine dépression, je commençais tout juste à remonter du gouffre. Marcher 2km sur le plat dans le quartier avait représenté une épreuve.

Samedi dernier, comme vous le savez, j'ai couru le 28km de l'UTHC en moins de temps que je ne m'en croyais capable, même sans avoir pu manger pendant le trajet, malgré la chaleur. Après deux jours de récupération, j'étais étonnée de ne ressentir presque aucune courbature! Presque pas de mal dans les escaliers. Inimaginable! Et infiniment agréable!!!

La différence est flagrante, mais elle n'est pas le fruit du hasard ou de la chance. J'ai travaillé fort en deux ans, et ce blogue témoigne d'une bonne partie de ce cheminement.

Maintenant que mon Objectif est derrière moi, je sens qu'une nouvelle phase commence. Je suis en forme et je veux le demeurer.

Chum me demandait justement, hier, ce que je ferais à partir de maintenant. Ma réponse: je vais continuer à bouger tous les jours, à courir/pédaler/m'étirer, mais je ne me donnerai pas de nouvel objectif tout de suite. J'ai quelques idées, mais je vais les laisser mijoter.

Coureuse, arbres, parc de la Merci, l'été
14 septembre 2016
J'avance encore, toujours
En attendant, je suis allée courir mercredi matin. Je voulais y aller mardi, puisque ma récupération se passait très bien, mais je faisais de la fièvre...

Qu'on se le dise: quand tu es rendue à déterminer à quelle station de métro t'arrêter pour t'évanouir, tu n'es pas en état de te rendre à l'université et de suivre ton cours. Ni de courir!

Mercredi, donc, ça a super bien été. Terrain plat, bord de l'eau, petite sortie: 5km en 31:30, réchauffement et refroidissement inclus. Tout à fait respectable pour mes critères!

Ce matin, j'ai plutôt opté pour du yoga. Comme je passe plus de temps assise depuis la rentrée scolaire, ça a fait du bien à mon dos. J'aimerais aussi renforcer mes abdominaux, qui se relâchent si rapidement. Les salutations au soleil, et autres séquences du genre, sont parfaites pour ça!

12 septembre 2016

Objectif 2016: atteint!!!

Et voilà! Samedi dernier, il y a deux jours, j'ai franchi les lignes de départ de d'arrivée de l'Ultra-Trail Harricana du Canada, l'UTHC, mon Objectif 2016. 28k l'année de mes 30 ans. C'est fait!!!

UTHC, Harricana, coureuse, dossard, été, La Malbaie, montagne Grands-Fonds
1h40 avant le départ
Cette année, pas de givre au sol et nul besoin de bonnet: il a fait chaud! De toute façon, le départ du 28k était à 11h. Le soleil tapait fort, pas de nuage au milieu de la journée. Il avait plu deux jours plus tôt, ce qui augurait bien pour un sol mou, agréable sous les pieds.

Avec Chum, on s'est rendus à La Malbaie le vendredi. Un repas de pâtes en fin de soirée, une bonne nuit de sommeil, un petit-déjeuner fébrile... C'est avec ma mère que je me suis rendue au mont Grand-Fonds, car Chum profitait de la journée pour faire du vélo de descente au Mont-Sainte-Anne. Couple de sportifs :)

J'adore l'atmosphère détendue des courses en trail. Nous étions 1400 coureurs au total, 600 pour le 28km, et les différentes distances partaient à des heures très différentes: de 2h du matin pour le 125km (ARK) à 14h30 pour le 5km. Donc, pas d'achalandage confus au stationnement, pas de cohue énervée sur le site... C'est super. J'avais apprécié le même climat au Bromont Ultra l'an passé.

UTHC, Harricana, coureuse, été, La Malbaie, montagne Grands-Fonds
Ça monte en titi!
Arrivée plus de deux heures d'avance, j'ai eu amplement le temps d'admirer la fameuse piste de ski, les 2 premiers kilomètres de mon parcours. Admirez mon enthousiasme délirant ci-contre!

Comme je savais depuis longtemps que ça commençait ainsi, le mental était prêt. On se tapait le pire du trajet au début, ce qui est parfait pour moi!

J'ai croisé quelques acolytes du Club de Trail Montréal. Ça faisait doux au coeur, cette perspective de visages connus sur le trajet, ces encouragements, savoir cette expérience partagée.

J'avais prévu plusieurs façons de contrer la déprime, au cas où elle se pointerait en cours de route. D'abord, j'avais avec moi ma mascotte, une petite peluche de tortue appelée Annette. Elle m'a accompagnée dans mes dernières sorties en montagne et je savais que ses rebonds ne me dérangeraient pas. Je me sentirais aussi moins bizarre de me parler à haute voix, avec l'excuse de m'adresser à cet objet inanimé.

J'ai aussi demandé à Chum de me dessiner un coeur sur la cuisse, et ma mère a aussi dessiné sur l'autre cuisse, question de me faire sourire lors des montées. C'est ce qu'on voit dépasser de mes shorts sur certaines photos :P

Sur une cheville, j'avais inscrit "1km à la fois", mon mantra. Sur l'autre, "JP", en l'honneur de feu mon cousin auquel je pense toujours lorsque je suis en montagne. Lorsque les conditions sont pénibles, je pense à lui et je trouve le moyen de m'amuser de la situation.

J'avais aussi demandé à Chum de m'écrire un message sur une feuille de papier. En cas de détresse psychologique, ces quelques mots représenteraient une belle bouée de sauvetage! Heureusement, je n'ai pas eu besoin de le déplier :)

Bref, j'étais parée côté mental!

UTHC, Harricana, coureuse, été, La Malbaie, foule au départ
C'est parti!
Côté physique, je portais de l'eau (sac d'hydratation pour boire et bouteille pour m'arroser et contrer la chaleur), du Gatorade, deux barres de pâte de fruits et du sirop d'érable (les seules choses que je peux digérer en courant), mon appareil photo (pour de belles images) et mon cell (pour les stats).

Considérant la chaleur, des shorts et une camisole suffisaient amplement. Un bandeau sur la tête, comme d'habitude. Et mes Salomon aux pieds.

Mes jambes n'étaient pas à leur meilleur. J'avais hâte d'être dans la montagne, de découvrir le parcours, mais pas de courir comme tel. Pas de fatigue excessive, juste pas d'énergie débordante.

Ai-je mal géré mon affûtage? J'en ai probablement un peu trop fait, avec la course et le vélo en début de semaine. Je n'avais pas pris en compte la marche et les escaliers imposés par le retour à l'école, dans ma préparation. Ça a peut-être joué... Pendant le yoga de mercredi, je sentais que mes muscles répondaient difficilement.

Mon état n'était pas dramatique non plus. J'avais déjà prévu de respecter mes limites, de marcher les montées, de prendre 5h s'il le fallait. Et j'étais fébrile à souhait!

À 11h, ce fut un départ! À la marche, ce qui faisait un peu bizarre, puisqu'on commençait directement au bas de la pente de ski. Pas mal tout le monde marchait, donc pas de gêne.

UTHC, Harricana, été, La Malbaie, foule au départ, piste de ski, paysage
Aux 3/4 de la fameuse montée
2km et près de 300mètres de D+, sous le soleil tapant (il y a très peu d'ombre sur une piste de ski!). Si j'ai trouvé ça difficile? Oui!

J'ai osé m'arrêter pour prendre une photo. Il faut dire que la vue derrière nous était splendide! Et ça m'a permis de retrouver un rythme cardiaque semi-normal.

Au sommet, on profitait d'une petite section plate. Je me suis mise à courir doucement, heureuse de sentir mes jambes répondre. On a eu droit à une belle section roulante, comme annoncé dans le guide du coureur, et à de l'ombre!

Malheureusement, mon foie a jugé que je m'étais trop empressée d'accélérer. La grosse chaleur ne lui a pas réussi. La belle douce descente, récompense de notre ascension, eh bien, il a fallu que je la marche. Pas. Contente. De. Ça.


Plusieurs coureurs que j'avais devancés pendant la montée m'ont dépassée. C'est tout à fait légitime, ça fait partie de la game, mais c'est dur pour l'ego!

D'un autre côté, je m'attendais à ce que ça arrive. J'ai "perdu" là plusieurs minutes, c'était drôlement frustrant. Mais j'ai assumé ma condition, gardé le sourire et marché le temps qu'il a fallu.

Comme cette section se trouvait plus à l'ombre, j'ai pu me remettre à courir sans trop de mal. Malgré mes difficultés, j'avançais à un rythme étonnamment rapide. C'est vrai que mes estimations de temps étaient excessivement conservatrices afin d'éviter les déceptions!

UTHC, Harricana, coureuse, été, affiche de kilométrage
Gracieux selfie
On attaquait ensuite la section où ça a le mieux été pour moi: une longue descente sur route. C'était rocailleux, avec une bonne pente sur 2,5km environ. Un véritable plaisir! J'ai dévalé la côté, regagnant quelques positions.

Le temps de le dire, j'avais parcouru les 7 premiers kilomètres du parcours. Il ne restait plus qu'un demi-marathon à faire! Soit l'équivalent d'une distance que je n'avais encore jamais parcourue! Ha ha!

À ce moment, ça allait bien, physiquement et mentalement. La perspective de la distance devant moi m'emballait. Je la sentais à ma portée, je me sentais en contrôle.

On a eu droit à une belle section en forêt, une superbe trail un peu technique, mais pas trop. On pouvait courir, ou plutôt trotter. À ce point, on était une dizaine de coureurs avec le même rythme, à se dépasser dans les montées ou descentes, selon nos forces. Comme je tenais à prendre des photos, j'ai fini par me laisser distancer.

Bien honnêtement, même si ces personnes étaient très agréables, j'étais contente de me retrouver seule. Je fais la plupart mes randonnées en solo, et le silence me manquait. L'immersion dans la forêt, dans son calme... J'avais hâte à ça aussi, et j'ai savouré ce moment.

Visage de la motivation
Au premier ravitaillement, j'avais toujours le moral gonflé à bloc. Ça ne faisait pas encore 2h que je courais, j'étais étonnée que ça aille aussi bien.

Je n'ai rien mangé, évidemment, mais j'ai pris deux ou trois minutes de pause. Les bénévoles, l'organisation, tout était super. Juste de profiter de l'atmosphère, c'était bon pour l'esprit. Je suis repartie super motivée.

J'avais bien mémorisé les informations du début et de la fin du parcours, mais pas celles du milieu. Aussi j'ai été décontenancée qu'on monte aussi longtemps après ce ravito.

Une belle trail de 2,5km et encore près de 300 mètres de dénivelé positif. Ouch!

Hors de question de courir dans mon cas (et, à mon grand soulagement, dans le cas de plusieurs). Heureusement, nous étions à l'ombre pour cette montée!

Le président-fondateur de l'événement, Sébastien Côté, qui participe très activement au CTM, venait à notre rencontre dans cette section. Une implication personnelle très appréciée! J'avais mentionné mes angoisses profondes inquiétudes de sous-entraînement au groupe quelques fois. Il m'a confirmé que j'offrais une belle performance. En milieu de montée, ça faisait plaisir à entendre!

UTHC, Harricana, coureuse souriante, été, affiche de kilométrage, forêt
Fierté de mi-parcours
Croiser la pancarte de mi-parcours m'a fourni un excellent prétexte pour prendre une pause. J'ai aussi texté Chum pour l'aviser de mon allure, afin qu'il revienne à temps du Mont-Sainte-Anne pour m'accueillir au fil d'arrivée. (Fait: j'ai le meilleur chum du monde.)

Par la suite, bien honnêtement, ça a dégénéré lentement.

Lorsque la montée a finalement cessé, j'étais encore capable de courir. Mais ensuite, dès que ça montait le moindrement, je marchais. Pas d'énergie. La pâte de fruits et le sirop d'érable ne suffisaient pas. Je m'étais déjà promis de boire de la boisson gazeuse au prochain ravitaillement, et c'est devenu une idée fixe.

Quitter la forêt pour une autre section de route de camions ne m'a pas réussi. Poussière, gros soleil... meh. Heureusement, ça descendait!

Et le ravito n'était plus très loin. J'ai eu droit à mon Pepsi chéri (je l'avoue, je suis une addict) et j'ai reçu des encouragements de la coach du groupe C du CTM, Marie-Josée, qui était bénévole. Une belle surprise pour le moral!!!

Le Pepsi a fait du bien, je suis repartie plus motivée. À ce moment, il restait 8km et j'avançais depuis un peu plus de 3h.

Le dernier quart de la course, qui aurait dû être le plus facile, a été de pire en pire. Pas un cauchemar, pas un calvaire, non. Juste pas agréable. J'étais fatiguée, j'avais mal au dos, je ne reprenais pas le dessus. Je suis demeurée positive, surtout par peur de "tomber du côté obscur" et de gâcher cette expérience, mais j'ai travaillé fort.

UTHC, Harricana, coureuse souriante, été, affiche de kilométrage
Un enthousiasme complètement feint
Je n'ai pas vraiment couru. Alors que le guide du coureur annonçait des sections faciles et des "descentes rapides", j'ai trouvé que ça montait souvent!!!

Je trottais dans les descentes, surtout par orgueil, pour améliorer un peu mon temps. Heureusement que le chrono ne me stressait pas!

Aux kilomètres 3 et 4 avant la fin (il me semble), le sentier était ponctué de plusieurs petites zones marécageuses difficiles à éviter. Tout le monde s'est retrouvé les pieds dedans à un moment ou à un autre!

Côté positif: le froid faisait du bien aux pieds!

Tandis que je me traînais les pattes, des coureurs du 10 et du 5km me dépassaient de tous les côtés. Gros travail mental pour garder le sourire ici! :)

Il y avait aussi des coureurs du 65 et du 80km qui me dépassaient depuis le 2e ravito, la plupart avec une légèreté inhumaine. Comme s'ils ne couraient pas depuis le petit matin. Ils reçoivent toute mon admiration!

Le dernier kilomètre nous faisait remonter jusqu'à notre point de départ, avec une petite droite sur les derniers 150 mètres. Urg. J'ai tout marché. Sauf la finale, quand même :)

UTHC, Harricana, coureuse souriante, été, médaille, visage rouge, fatigue
Objectif atteint!!!
Résultat: 4:19:01 à mon temps individuel. J'avais estimé à entre 4h et 5h, plus proche du 5h. Grande satisfaction!


Médaille, Chum et mère qui m'accueillent... et début de chute de pression.

L'après-course n'a pas été très festif: jambes qui lâchent, remise à niveau de mon sucre avec trop de raisins, ce qui m'a levé le coeur, puis un presque évanouissement en récupérant mon lunch. Heureusement que j'avais mes accompagnateurs pour m'aider :)

Un merci spécial à la fille qui m'a donné son Pepsi: il n'en restait plus sur le site et ça m'a beaucoup aidée!

J'étais contente, fière, mais brûlée et sous l'effet des derniers kilomètres. Une fatigue physique mais aussi mentale, à être demeurée positive malgré le mal de dos et l'écoeurantite qui commençait.

Après avoir mangé, Chum et moi sommes rentrés au B&B. Je pensais m'écrouler de sommeil, mais non. On est ressortis, un bon repas a fait le plus grand bien avant une bonne nuit de sommeil à peine interrompue par des douleurs aux pieds et aux fessiers :P

Deux jours et un bon bain chaud plus tard, je suis courbaturée, mais pas à outrance. Les fessiers et les chevilles écopent le plus, ainsi que le genou gauche dans les escaliers, mais sinon, ça va! Je me suis découvert une énorme ampoule sur un pied en terminant la course, malgré plusieurs ajustements du lacet pendant la course. Mes souliers sont juste trop grands pour moi!

UTHC, Harricana, médaille, dossard, T-shirt
Trophées
J'ai adoré mon expérience. Une organisation et une atmosphère parfaites. Le parcours était très beau et on pouvait courir la plupart des sections (contrairement au XC de la Vallée, par exemple). OK, certains peuvent tout courir, ça dépend de notre entraînement :P

Je savais que j'y allais un peu sous-entraînée. J'ai progressé de mon mieux depuis mon inscription, dans le respect de mes capacités et sans développer d'obsession malsaine, et le résultat va avec. Avec plus d'entraînement, ou des jambes plus reposées le jour même, j'aurais pu me rapprocher du 4h, voire le devancer. En même temps, mon temps est bien meilleur que mes attentes (4h30-5h) et j'ai fini avec le sourire, quoique pâlot. Yay!

Et maintenant... quoi? Mon Objectif est atteint et je ne suis inscrite à aucune autre course.

Eh bien, pour le moment, repos. Physique, mais surtout mental. Participer à l'UTHC était stimulant et énergisant, mais aussi stressant. Donc, petit break.

Je sais maintenant que courir plus de 4h ne me réussit pas. Ne pouvant pas manger, ce serait irréaliste de viser une plus longue distance.

Alors, peut-être, tout simplement, y retourner l'an prochain et viser un meilleur temps?

Ou bien une autre course?

Ou autre chose?

À suivre. Ce qui est certain, c'est que je continuerai à bouger, avec le sourire!

23 août 2016

Ne pas courir en vacances

Mon silence des derniers jours s'explique par une virée familiale en Gaspésie: pas de réseau constant et, de toute façon, j'essayais de me débrancher d'Internet le plus possible.

Je n'ai presque pas couru. D'abord, côté logistique, c'était un peu compliqué. On campait avec de jeunes enfants, donc l'horaire était à la fois flou et chargé. Ça aurait été difficile de conjuguer mon alimentation de-pas-de-vésicule-biliaire avec des sorties de courses. Ça aurait pu se faire, mais ma motivation a sacré le camp dans les dernières semaines, alors j'ai laissé tomber assez rapidement (c'est la deuxième raison).

Par contre, on a marché! Notamment, la montée du mont Jacques-Cartier, dans le parc national de la Gaspésie. Avec les enfants (2, 5, presque 7 et 13 ans), ce fut à un rythme assez modéré. Je n'ai pas encore les photos sur mon ordinateur, j'en mettrai bientôt :)

On a aussi parcouru l'île Bonventure. Manque de temps et petites jambes: on a suivi le sentier le plus court.

Rivage à Rimouski, temps gris
Rivage à Rimouski
Et plusieurs marches moins structurées, dans les villages, au rocher Percé, etc.

Au début, lorsque j'ai décidé de laisser faire mon entraînement de course, j'étais soulagée. Plus de pression! Car le stress montait par rapport à l'UTHC, tellement que j'avais décidé de ne pas prendre le départ.

Le stress, ça ne me fait pas. Pour certaines personnes, il s'agit d'un puissant stimulant. Pour moi, c'est le contraire: il me paralyse, il m'enlève tous mes moyens. L'entraînement me stressait, je ne me sentais pas prête et, surtout, incapable de l'être. Alors fuck toute, comme on dit.

Mentalement, ça m'a fait un bien fou.

Heureusement, après une dizaine de jours sans courir, l'envie m'est revenue.

Je me suis lancée après notre périple de camping, lors d'une journée à Rimouski. Un rythme doux, sans pression. La pluie battante n'a pas ébranlé ma détermination: 15km le long du fleuve, lentement mais sûrement, avec le sourire et pas trop de douleur dans les jambes.

Je suis partie sans objectif de temps ou de distance, incertaine de comment ça se passerait. Après un départ laborieux (intersections et feux de circulation, douleur au foie), mes jambes ont trouvé leur rythme et j'ai décidé de viser une sortie de 2h. J'avais de l'eau, de la pâte de fruits et du temps. Alors j'ai suivi le sentier le Littoral (magnifique, malgré la pluie et la brume) et, au bout d'une heure, j'ai rebroussé chemin.


Coureuse, Rimouski, rive, fleuve Saint-Laurent
À mi-parcours, ça va bien

Herbes hautes, Rimouski, rive, fleuve Saint-Laurent
Dénivelé: 0 m

Ça m'a soulagée de constater que je n'avais pas trop perdu d'endurance en 12 jours d'inactivité (côté course, du moins).

En rentrant, j'ai résolu de prendre le départ le 10 septembre et de voir ce qui se passerait ce jour-là. Je ne m'impose même pas d'atteindre la ligne d'arrivée dans le temps limite (quoi que j'espère y arriver!!!).

Je verrai comment mes jambes, mon cardio, mon foie et mon moral se porteront suite au départ. Il y a deux ravitaillements sur le parcours; je ne serai pas obligée de compléter si j'en suis incapable.

Un DNF (did not finish) ne me fera pas trop mal à l'orgueil, puisque je donnerai tout ce que j'ai.

En revanche, je regretterais un DNS (did not start). Alors, GO!

...

Bon, après avoir écrit tout ça, je regarde le guide du coureur officiel, et... on a 5h30 pour parcourir le 28km. Avec une température moyenne oscillant entre 3 et 15°C lors des éditions précédentes.

Motivation qui remonte en flèche!!!
 
Coureuse souriante, chandail officiel Club de Trail Montréal, Rimouski, rivage
Fière porteuse du chandail officiel du CTM

1 août 2016

Ma revanche au mont St-Hilaire

À la suite de mon dernier billet, j'ai fait un aller-retour au bureau en vélo (pour une dernière fois!) le mardi. Ça a bien été, rien à redire!

Plage, parc d'Oka, sable, été
Plage au parc d'Oka
Mercredi soir, ça a été sortie longue en trail au mont Saint-Hilaire (j'en reparle plus bas). Puis, trois jours difficiles de fatigue et d'horaire pas accommodant (=des excuses).

Samedi, Chum et moi avons fait un peu de vélo au parc d'Oka: un mal de tête persistant a coupé court à cette sortie pourtant agréable. On n'a parcouru que 12km, mais j'ai gravi la "grosse côté" avec plus de facilité que mon Chum ne pensait. C'est bon pour l'ego ;)

Le lendemain, je me suis bottée les fesses pour un 20 minutes de musculation bien nécessaire... puis, je n'ai pas eu le coeur de sortir courir. Il faisait chaud dans la journée, j'ai décidé d'attendre le soir... Puis on a soupé tard, on a mangé du saumon, c'est gras, il aurait fallu que je coure au moins 2h plus tard pour éviter une crise de foie... Mais, moi, à 21h30, je dors, je ne cours pas. Raincheck.

Je me suis reprise ce matin: 5,2km en 34min (ça aurait été 32 sans les feux de circulation!). Pas trop chaud, mais plus humide que je m'y attendais. Pas grave, ça a bien été! Je n'ai pas fait plus, étant donné les quatre jours sans course précédents, le CTM demain soir et la longue randonnée que je prévois faire mercredi. On bouge, mais on ne s'épuise pas! Ce n'est pas le temps de me blesser.

Coureuse souriante, mont Saint-Hilaire, trail, randonnée, forêt
De l'enthousiasme à revendre
Je reviens maintenant sur ma sortie de mercredi... que j'ai adorée :)

Arrivée au mont Saint-Hilaire vers 16h15: nouveaux Salomon aux pieds, un peu d'appréhension à cause des ampoules de la dernière fois. Je me suis assurée de bien les serrer dès le départ, et je n'ai eu aucun problème. Ils sont un peu trop larges pour moi, mais ça fera la job jusqu'à une prochaine paire.

Dans mon sac: eau et Gatorade, pâte de fruits (que je n'ai pas mangée finalement, mais vaut mieux prévoir, surtout à l'heure du souper), anti-moustique et crème solaire. J'ai aussi traîné mon porte-feuille, question de m'habituer à porter du poids dans le dos, puisque je compte avoir un réservoir d'un litre d'eau pour UTHC.

Petit rappel... Il y a huit mois, j'ai mangé une claque sur les sentiers bleu et rouge, puis une autre un mois plus tard. Cette fois, j'étais beaucoup plus entraînée et je suis contente de pouvoir déclarer ma revanche sur le mont Saint-Hilaire!

J'ai suivi Rocky bleu, puis Rocky rouge, puis la passerelle (sentier brun) vers Pain-de-sucre jusqu'au sommet et retour par Burned Hill. 12,85km en 2h, 620m de D+ (selon mon application que je ne trust pas tout à fait, mais bon).

Carte des sentiers du mont Saint-Hilaire
Source: Centre de la Nature du Mont Saint-Hilaire

J'ai donc atteint 3 des 4 sommets du parc, avec le sourire! J'ai aussi croisé des chevreuils (pas de photo), pour mon plus grand bonheur.

Montage photo, coureuse souriante, sommet de montagne, mont Saint-Hilaire, paysage
Fière traileuse
Les montées n'ont pas été faciles. Je les ai surtout marchées, et j'ai eu mal au foie dans la première partie. Même en me concentrant sur ma respiration, j'avais du mal à garder le souffle. C'est quelque chose que je dois travailler dans le prochain mois, par des intervalles!

Sentier Rocky bleu, mont Saint-Hilaire, trail, roches, arbres
Rocky bleu
En revanche, les descentes étaient formidables. Mes abdos manquent de force et je devais constamment y penser pour protéger mon dos, mais c'était vraiment moins pire qu'il y a un an.

Ma stratégie pour UTHC prend forme: marcher dans les montées, surtout la première, puisque ça ne me donne rien de m'épuiser là; dévaler les descentes (donc muscler les chevilles et la ceinture abdominale d'ici là); avoir un mental d'acier pour pallier à mon manque d'entraînement et d'endurance. Qui sait comment mes jambes iront après 2 heures de course?

Autre point positif: je n'ai pas eu faim pendant ces deux heures. J'avais dîné vers midi, un bon plat de pâtes, puis plus rien. J'avais l'estomac dans les talons à la fin, mais ça me rassure de ne pas avoir ressenti de faiblesse. Ça fait ça de bien pour UTHC, qui me prendra probablement les 4h30 maximales.

De plus, en buvant régulièrement des gorgées d'eau ou de Gatorade, je me suis maintenue hydratée. Les sentiers presque complètement ombragés m'ont aidée beaucoup de ce côté.

J'espère beaucoup que le temps sera frais le 10 septembre, mais on ne peut pas compter là-dessus. Il peut faire 30 degrés ou 0 degré, gros soleil ou pluie battante, voire neige fondante... Le mental doit être prêt à tout, l'entraînement doit inclure du mauvais temps. Tant qu'il n'y a pas de glace ou d'orage, je ne m'inquiète pas pour ça.

Je vais tester des gels de performance dans le prochain mois, voir ce que mon système apprécie ou non. Car je ne miserai pas sur 4h30 de jeun, avec mon métabolisme capricieux! D'un autre côté, impossible de manger sans provoquer de douleur au foie. Les gels seront donc mes amis (du moins je l'espère!), et je veux tester le bouillon de poulet aussi.

Coureuse, trail, forêt, mont Saint-Hilaire
En action

Demain, après deux semaines d'absence à cause du travail, j'irai courir avec le CTM. Je suis due pour sortir de mon rythme confortable!

Et mercredi, je profiterai des vacances pour faire une longue randonnée, probablement au mont Tremblant. Je ne pense pas courir beaucoup, ça dépendra de comment demain soir se passe. Le but est surtout de me mettre du dénivelé dans les jambes, de voir des beaux paysages et de soutenir un rythme longtemps.

Car j'ai un peu peur de frapper un mur après 2h de course, à Harricana. Alors je vais travailler mon endurance et mon mental, en même temps que mes jambes. Et advienne que pourra!

Sommet, mont Saint-Hilaire, paysage, souliers de course
La récompense

13 juin 2016

Petit exploit: courir 30 minutes


Courir 30 minutes pour une fille qui a fait 15km il y a deux semaines, il y a rien là! Non?

Non. Pas toujours.

Hier soir, j'ai lutté contre une féroce envie de mon combo alimentaire fétiche, soit un giga bol de pop-corn accompagné d'un Pepsi. Je suis complètement accro à ça. Je ne bois pas d'alcool, de café, de thé, pas vraiment de jus non plus, je ne fume pas, je ne prends pas de drogue... Alors je me dis que si le sucre est mon seul vice, ce n'est pas si mal! Non?

Non. Le sucre nuit à ma concentration, à mon humeur, à mon énergie. On s'entend: trop de sucre est nuisible. Au cours des dernières années, j'ai beaucoup diminué ma consommation, notamment en utilisant les trois trucs de cet article que j'ai écrit pour Miss Vay. Pour les friandises et les desserts, ça a bien fonctionné. Je travaille encore à réduire la quantité de boisson gazeuse que j'ingère. Je trouve ça particulièrement difficile... et j'ai récemment compris pourquoi.

Pour moi, le combo pop-corn/Pepsi, c'est une petite douceur. Une récompense. A treat. Un plaisir. C'est un moment où je mets mon esprit à off, je m'assois devant Netflix et j'oublie le monde.

Et c'est ça, le problème. La boisson gazeuse est associée au plaisir et au repos. C'est cette perception que je dois travailler!

Hier, j'avais prévu courir le matin, mais je me suis levée drôlement plus tard que prévu. Je me suis dit: "Pas grave, j'irai le soir!" Le soir venu, j'avais follement envie de mon combo alimentaire préféré. Mais je n'avais pas couru, et il faisait beau, et il est temps que je retrouve ma discipline...

Coureuse à l'intérieur, camisole de Superman
Super motivation à la rescousse!
Lutter contre une rage de sucre, ce n'est pas facile! Sauf qu'avec ma vésicule biliaire disparue, je ne peux pas manger n'importe quoi et courir après. Et qu'il serait trop tard, en rentrant, pour boire une cannette de sucre liquide (parce qu'en plus,je suis incapable d'en boire seulement la moitié - wo, le gaspillage, tsé! ...), puisque je me couche tôt.

Bref, le dilemme.

Finalement, le spectre de la culpabilité m'a poussée dehors. J'ai enfilé ma camisole de motivation préférée et mes espadrilles, et je suis partie pour un 30 minutes. Pas de distance en tête, pas de rythme imposé. Heureusement, car j'étais plus lente que d'habitude. Je ne cours plus souvent le soir, je préfère nettement le matin (surtout parce que c'est plus simple pour moi de gérer les douches).

Impossible de regretter ma décision, avec le temps frais et parfait pour courir, ainsi que le coucher de soleil tout en dorures sur la rivière des Prairies. En fait, en rentrant, la rage était passée! Ça n'arrive pas toujours, mais quand même souvent.

Coucher de soleil, rivière des Prairies, parc de la Merci
Un avantage des sorties de soir: les couchers de soleil!

J'étais fière de moi, en dépit d'une performance sportive peu reluisante. D'abord, parce que j'ai couru au lieu de rester assise. Ensuite, parce que j'ai lutté contre mon vice, mes mauvaises habitudes, l'inertie, la solution facile... name it.

Ce sont de petits moments comme ceux-là qui marquent un changement d'habitude. Ce soir, par exemple, j'ai échoué: chips et Pepsi se sont imposés en soirée. Mais moins qu'avant! Couper d'un coup ne fonctionne pas avec moi: il me faut une diminution graduelle... et je ne me blâme pas. Je vais y arriver. Les bénéfices en valent tellement la peine!

Coureuse souriante, printemps, rivière des Prairies, parc de la Merci
Du bon air plutôt que du mauvais sucre!