6 décembre 2015

Monter Jay Mountain

Hier, Chum et moi avons monté (et descendu!) Jay Mountain. J'ai pas mal délaissé la randonnée depuis que je me suis mise à la course, et elle me manque. Après en avoir discuté Chum et examiné quelques options, nous avons opté pour cette montagne de niveau intermédiaire, qui donne une randonnée d'environ 6h. J'ai trouvé les informations sur ce site, très utile: Alexhike*. Je vous épargne les détails techniques, puisqu'ils sont tous disponibles en ligne.

Randonneuse l'automne Jay Mountain Adirondaks
Parée pour l'aventure!
Organisation: on a quitté Montréal à 7h le matin (un samedi, oui oui!) afin de passer les douanes, d'arrêter acheter un lunch à Plattsburg (moins compliqué que dealer avec notre bouffe à la douane) et, surtout, de commencer la randonnée à 10h au plus tard. On voulait profiter de l'ensoleillement naturel, et ces temps-ci le soleil se couche vers 16h. Au cas où, j'avais ma lampe frontale dans mon sac à dos. Étant donné le dénivelé, j'avais aussi mes bâtons de marche.

Nourriture: sacs d'hydratation (2L chacun), barres tendres et énergétiques, sandwichs et crudités pour le dîner, et un peu de chocolat pour me booster au retour (je me connais!). Pour l'eau on a été justes un peu, disons que l'été ça en prendrait pas mal plus!

Météo: on a été tellement chanceux!!! Un gros soleil encore chaud mais pas trop, peu de vent, pas trop frais sur la crête (qui est assez dégagée). Cinq degrés de moins et on aurait eu pas mal plus froid... C'était vraiment une très belle journée, assez automnale pour un 5 décembre!

Vêtements: manteau de course (léger, respirant), un T-shirt technique, un chandail de mérinos, des combines sous un pantalon sport, des gros bas en mérinos et mes espadrilles de trail, ainsi que les nécessaires bandeau, gants et tuque. Au bout d'une heure j'ai enlevé le chandail et, selon les pauses et les endroits, j'enlevais ou je remettais mes gants. En somme, j'ai été très confortable.

L'ascension est vraiment de niveau intermédiaire. J'ai apprécié mes bâtons par endroits! Le début se fait surtout sur des couches épaisses de feuilles mortes.

l'automne Jay Mountain Adirondaks
Ambiance d'automne

Après environ 1km (j'évalue car je n'ai pas activé mon application pour suivre notre trajet (ça coûte trop de sous quand je suis aux États-Unis!)), on a commencé à voir de la neige au sol.

l'automne Jay Mountain Adirondaks trace de neige
Traces de neige

Puis, de plus en plus... Même si on se réchauffait en bougeant, on sentait le froid monter du sol.

Mais c'était beau! Pour une Montréalaise qui n'a vu de la neige qu'une fois pour cet hiver, c'était féérique.

l'automne Jay Mountain Adirondaks sol enneigé
Neige au sol
Randonneuse souriante Jay Mountain Adirondaks neige
Randonneuse ravie!

Les souliers de trail jumelés aux bas chauds ont très bien fait leur job. Ça montait, mais j'avais une bonne traction.

On a croisé quelques plaques de glace qui s'avéraient nettement moins agréables. J'ai pensé quelques fois sortir les crampons de mon sac, mais finalement ça a bien été. S'il avait fait plus froid, donc si le sol avait été plus rigide ou la neige plus glacée, les crampons auraient été nécessaires.

espadrilles Mizuno randonnée trail neige
Notez le bas de pantalon trop long...

La crête de Jay Moutain comporte 4 faux sommets en plus du "vrai". Quand nous sommes arrivés au premier, ça faisait 2h qu'on avait quitté le stationnement. On a donc assez rapidement reçu une magnifique récompense pour toute cette ascension! On s'attendait à 3h de montée en forêt ou presque, alors c'était une superbe découverte.

C'est là qu'on mesure la chance d'avoir eu une journée sans trop d'humidité: on voyait loin!!! Le panorama était magnifique.

Randonnée Jay mountain Adirondaks, point de vue
Premier point de vue dégagé

Le tout début du sentier est assez classique: terre battue, racines, roches, aiguilles de sapin. Rapidement on est passés à un épais tapis de feuilles, qui s'est graduellement couverts de neige pendant l'ascension.

Des sentiers variés sur Jay Moutain
Aux sommets, c'était très aléatoire! Terre battue, terre molle, boue, roche, neige, glace, gadoue, herbes hautes... De tout!!! D'où l'importance d'être bien chaussés... ou très prudents! L'ensemble rend l'expérience très intéressante, pas du tout monotone.

On avait apporté une paire de bas de rechange, au cas où, mais on n'en a pas eu besoin. Quelques degrés de plus ou de moins, par contre, et on aurait probablement changé de paire en cours de route.

Heureusement, la laine de mérinos est bien isolante. Je ne me suis aperçue qu'à la toute fin que mes bas étaient trempés! Comme il faisait au-dessus de zéro et qu'on n'a pas pris de longue pause, ce n'était pas dangereux pour les engelures.

Pendant notre préparation, on avait lu sur Alexhike: "À certains endroits, il faut utiliser ses mains pour franchir des caps rocheux. Rien de trop alarmant, mais il faut quand même demeurer vigilant pour éviter de perdre pied." On n'a donc pas fait le saut en découvrant des "marches" vraiment hautes, ni des sections rocheuses carrément à pic. Il n'y avait effectivement rien d'alarmant, quelques pas à peine, mais ça aurait pu me décourager de les découvrir en fin de parcours comme ça! J'ai donc apprécié qu'on se soit bien informés sur ce qui nous attendait, avant de partir.

Autre observation intéressante, une fois au sommet. Les vents dominants provenant du nord-est (merci Chum pour cette information!), la montagne est toujours balayée du même côté. Ça donne un flanc moins exposé au vent et au soleil, donc tout blanc, et l'autre plus dégarni, tout en brun et en gris.

Randonnée Jay mountain Adirondaks, crête et sommets
Moitié hiver, moitié automne

On a pris une pause au 3e sommet pour demi-dîner. Question de ne pas geler sur place et d'arriver AU sommet, on a décidé de manger la deuxième moitié du lunch au dernier sommet. Il ne faisait pas trop froid, mais, à force de ne pas bouger, le petit vent devenait désagréable. On a repris la route vers l'ultime sommet.

Et là, surprise! Au détour d'un rocher, on tombe sur ce décor tout à fait hivernal! Cette minuscule section était à pic ET glacée. Une dernière épreuve avant LA récompense!

Randonnée Jay mountain Adirondaks, versant enneigé
Le côté blanc de la montagne
Suite à quoi... le bonheur!!!

Randonneuse heureuse, sommet Jay Mountain, Adirondaks, point de vue
Randonneuse épanouie! On a marché tout ça!!!

À ce sommet, on a pris une tonne de photos et on a mangé la fin de notre lunch. J'ai aussi fait mon 2e pipi dans la nature... nature oblige, justement! Il y avait très peu de gens et en masse d'endroits où me cacher, heureusement. (Non, pas de photo de ça...)

Habituellement, je me retiens, mais j'aurai très probablement à le faire au cours d'un 25k en trail... Autant me dégêner tout de suite!

À ce moment, il était un peu passé 13h, et on sait que la descente prend moins de temps que la montée. L'estimation de 6h tient toujours la route, et on peut profiter sans stresser à propos de la clarté.

Sommet Jay Mountain, Adirondaks, point de vue, paysage
Point de vue
Sommet Jay Mountain, Adirondaks, point de vue, paysage
Point de vue: la brume se levait

Sommet Jay Mountain, Adirondaks, point de vue, paysage
Point de vue: on devine le lac Champlain à l'horizon

Enfin, la descente... Ça a bien été, même si je fatiguais. Je trouve que descendre des surfaces glacées est plus difficile que de les monter. Mais, avec de la prudence, des bâtons et l'aide de Chum, je n'ai fait aucune chute, ni tordu aucune cheville.

espadrilles Mizuno, pantalons trempés, tapis d'aiguilles
Jambe gauche: dangereuse et mouillée
Jambe droite: ridicule mais sécuritaire
Par contre, mes pantalons trop longs se sont gorgés d'eau pendant l'après-midi. Le tissu est extensible, et j'ai fini par me rendre compte que je marchais complètement dessus. Adieu, le bénéfice des semelles de trail! Ha! Ha!

Je m'accrochais dans les branches cassées au sol et ça devenait dangereux, donc j'ai roulé les pantalons et fait un noeud pour qu'ils tiennent sur mes mollets. Un beau look de pirate pour finir la randonnée!

On a quitté le sentier à 16h. En allant à notre rythme et en prenant des pauses dîners/photos, on a respecté l'indication d'Alexhike. On s'est demandés en cours de route si ça nous prendrait plus de temps qu'au gars du site, qui est un pro de la randonnée. Conclusion: non! On a bien évalué notre niveau.

C'est aussi un véritable niveau intermédiaire: assez technique mais ni trop long, ni trop inaccessible. Chum et moi sommes en forme, et on a eu un beau défi relevé avec le sourire.

Autre observation: en montant dans la matinée, je trouvais que la lumière ressemblait à celle des fins d'après-midi d'hiver... Eh bien elle était exactement la même lorsqu'on redescendait et qu'il était entre 15h et 16h! Une belle lumière dorée, qui ajoute aux charmes de la forêt.

Randonneuse souriante, Jay Mountain, Adirondaks
Randonneuse comblée

Cette sortie m'a permis d'observer mes progrès depuis que je me suis mise à la course. Je m'attendais à trouver ça plus difficile, surtout au niveau musculaire. Mais, à la fin, autre surprise! J'étais fatiguée, mais surtout sous l'effet du grand air et de l'excitation. Je me suis endormie dans la voiture et j'ai eu une excellente nuit par après, mais mes muscles ne hurlaient pas de détresse comme d'autres randonnées antérieures (et moins difficiles). C'est très encourageant!


En finissant... Pourquoi avons-nous choisi les Adirondaks plutôt que les Laurentides?

L'hiver dernier, nous avons fait une escapade semblable et avons profité de l'hébergement, de la bonne table et de l'excellente hospitalité de DaCy Meadows Farm*. Nous avions très envie d'y retourner: c'était donc l'occasion idéale!

DaCy Meadows Lodging, Adirondaks, hébergement, B&B
La maison, immense et accueillante comme tout!

DaCy Meadows Lodging, Adirondaks, hébergement, B&B
La vue depuis le balcon

David et Cynthia ont aménagé une petite piste de trail sur leur (immense) terrain. Dimanche matin, on s'est déliés les jambes avant de reprendre la route, soit un 5km tout à fait charmant... avec sa dose de défi pour des muscles courbaturés!

C'était une bonne idée de nous dégourdir les jambes, malgré leur fatigue, avant de monter dans la voiture pour le retour.

DaCy Meadows Lodging, Adirondaks, hiking trail
Entrée du sentier

DaCy Meadows Lodging, Adirondaks, hiking trail
DaCy trail
DaCy Meadows Lodging, Adirondaks, hiking trail, Hoisington Brook
Hoisington Brook


*Ce message n'est pas commandité par Alexhike, DaCy Meadow Farm ou aucune autre organisation ou compagnie. Personne ne m'a demandé d'écrire ce message, ni ne m'influence dans mes commentaires.

3 décembre 2015

Premier patinage de l'hiver 2015-2016!

Ce soir, j'ai patiné à l'Atrium avec ma soeur! La patinoire y est minuscule et il faut payer pour y accéder. Par contre, il y a du patinage libre presque en tout temps (contrairement aux arénas de quartier), et la surface est prête (contrairement aux patinoires extérieures)! Aussi, ils offrent l'affûtage. Un genre de tout-inclus du patin pour les impatients!

Patins pour femme
Chausser des patins!
Ces temps-ci, mes journées sont longues et chargées: en plus de la job, j'ai un roman à écrire de façon intensive. Je passe donc beaucoup de temps assise devant un ordinateur! Le moment où je fais autre chose, mes muscles l'apprécient énormément (comme mardi dernier).

Je manque de temps et d'énergie, mais je ne peux pas me passer de bouger. Ça fait trop de bien! Après coup, j'arrête de tourner en rond et de m'agiter, et je suis plus concentrée. C'est du temps bien investi.

Pour revenir à ce soir: je ne suis pas une patineuse fantastique. J'ai du mal à freiner sans me retenir après la bande ou autre élément solide, et j'en prends large pour tourner.

Par contre, j'adore ça. J'adore glisser doucement, j'aime même sentir mes quadriceps forcer après un certain temps. D'ailleurs, au bout de 45 minutes de patinage en douceur, je ne les sentais toujours pas... signe que je suis beaucoup plus en forme que l'an passé!

Je préfère nettement patiner dehors, mais, pour le moment, les patinoires intérieures font la job!

Patins pour femme sur patinoire
Sur la glace, enfin!
Patineuse débutante Patineuse débutante Patineuse débutante
Test d'équilibre... Ça tourne, ça tourne! Yeah! Fière patineuse débutante!

Constats
  • Je suis plus confiante d'année en année! Je n'ai pas mis mes patins depuis mars ou avril dernier, mais je ne repars pas à zéro. Peut-être que j'arriverai à freiner toute seule, cette année! 
  • Des patins à glace, c'est pas mal moins confortable que des chaussures de course! C'est peut-être le modèle qui est cheap ou mauvais pour moi, mais ouf... j'étais contente de les enlever!
  • Je n'ai jamais eu trop de mal avec l'équilibre, surtout depuis mes années de danse contemporaine. La différence ce soir, c'est que j'étais encore moins consciente de mes efforts. Chevilles plus fortes? Abdos impliqués plus inconsciemment? En tout cas, j'étais à l'aise!

Patineuse souriante
Patineuse heureuse!

1 décembre 2015

Courir sous la pluie verglaçante

Coureuse prête pour course sous la pluie dans le noir, lampe frontale
Prête à tester ma lampe frontale!
Ce soir, j'avais vraiment besoin de courir. C'est rare que je me défoule avec la course, mais là, c'était le temps!!!

Mon plan de la semaine prévoyait du commute running demain matin, mais divers facteurs ont rendu la chose drôlement compliquée. Au lieu de me casser la tête et de stresser pour faire fitter ma course matinale dans mon horaire, j'ai décidé d'y aller ce soir. Comme quoi, rien n'arrive pour rien!

Par contre, ce soir, il pleut. À Montréal, les débuts d'hiver (et les milieux... et les fins...) sont souvent "slusheux". En fait, vers 18h, il tombait une belle pluie... verglaçante.

Comme le thermomètre tournait autour de zéro, j'ai eu peur d'avoir chaud (oui, oui, "chaud"). Je suis partie avec des leggings longs, une camisole sous mon manteau de pluie (hyper mince et très coupe-vent, mais surtout très large, donc pas isolant pour mon petit gabarit), et un bandeau sur la tête. Pas de gants et rien autour du cou.

J'ai installé ma lampe frontale, question de sécurité. Ça m'a posé un problème de logistique: impossible de porter mon capuchon ou ma casquette avec ça!

Chaussures de course New Balance, bandes réfléchissantes Nathan
Pieds trempés!
Comme il ne pleuvait pas fort, j'ai mis le bandeau sur mes cheveux (pour empêcher la lampe de glisser), en me disant: "tant pis, j'aurai de la pluie dans les yeux!". On n'est pas faits en chocolats, hein!

Je portais aussi les bandes réfléchissantes autour des chevilles.

Je suis partie avec mes New Balance de route, sur les trottoirs déjà glissants. Oups! Je suis vite descendue dans la rue: l'asphalte offrait encore assez d'adhérence pour être sécuritaire.

Il a quand même fallu que je réduise ma vitesse, surtout au retour, au cas où je mettrais le pied sur une plaque de glace noire.


Coureuse trempée et souriante
Coureuse satisfaite de sa sortie!
Direction le parc de la Merci, pour un aller-retour de 4,7km. Heureusement que je ne voulais faire qu'une petite sortie de toute façon, sinon j'aurais été déçue! Sol glissant, eau froide qui dégouline dans les yeux, mains et orteils GELÉS pendant les premières 20 minutes... Pas les meilleures conditions!

Par contre, ça a fait du bien!!! J'étais heureuse de courir, malgré tout! Je suis rentrée avec un gros sourire, beaucoup plus calme qu'avant mon départ, prête à passer une (autre) soirée devant l'ordi (faut bien que j'avance le prochain roman!).

Un mot sur la lampe frontale. C'était la première fois que je courais avec mon nouvel achat. À part quelques difficultés de pitonnage, je suis très satisfaite!

Côté confort, pour ma petite tête, c'était super. Le poids est réparti entre la lampe sur le devant et la batterie à l'arrière, si bien que ça ne pèse pratiquement rien. Grâce à sa bande médiane et au bandeau, elle n'a pas bougé. L'éclairage d'appoint m'a bien servie dans le parc, où j'ai pu éviter quelques flaques d'eau!

Par contre, il faudra que je relise les instructions, car je ne semble pas avoir activé les clignotants arrières comme il faut (sécurité, sécurité!) et je ne me souvenais plus de la façon de diminuer l'intensité de la lampe. Bref, aucun problème de fabrication, seulement d'utilisation.

Photo flou, coureuse dans la noirceau, lampe frontale
Coureuse éclairée

30 novembre 2015

S'inspirer d'autres coureuses... MerVeilleuses

Aujourd'hui je voudrais vous parler d'un groupe fantastique qui joue un rôle important dans mon quotidien. Il s'agit de Karine et ses Mères-veilleuses.

Logo des Mères-Veilleuses de Karine Champagne
Le logo des Mères-Veilleuses.
Crédit image: jesuismv.com
Je ne sais plus trop comment je l'ai découvert, il y a quelques mois déjà. Je crois que c'est en fouillant sur les sites web de course à pied, lorsque ma passion se confirmait et que je cherchais plein d'informations sur les techniques, les expériences, les conseils...

Il y a un site, jesuismv.com, et un groupe Facebook où plus de 26 000 femmes s'encouragent, se confient, se motivent, s'entraident, se stimulent, se soutiennent, se conseillent.

Le slogan des MV: D'la marde, je suis partie courir!

Il me parle! Pas tellement parce que je me défoule avec la course, mais parce que c'est une façon de se prioriser, de mettre de côté le négatif qui nous envahit et de prendre soin de soi pour être capable d'y faire face. Comme le disent les MV, "on se met à l'horaire"!

Le groupe est une idée de Karine Champagne. Elle écrit sur le site web:

L'histoire des MV, commence par une énième bulle dans mon cerveau !
Biok+ m'a offert de représenter leur entreprise en allant grimper le Kilimandjaro.
En échange je devais amasser 4 000$ pour la fondation de l'Institut Armand-Frappier.
Comment trouver les dons ?
En proposant sur FB de motiver des femmes afin de participer à une course à pied !
Je m'engageais à les motiver, les inspirer
et à leur donner une conférence la veille de la course.
50 femmes ont répondu à l'appel.
Une des plus belles journées de ma vie.
Le début d'un grand mouvement !


De 50 femmes à plus de 26 000 (près de 27 000 au moment d'écrire ceci!)... L'initiative de Karine répond à un grand besoin d'entraide, de solidarité, d'honnêteté, de compréhension, de confiance, d'appartenance.

Rassemblement des Mères-Veilleuses de Karine Champagne en 2014
Rassemblement de Mères-Veilleuses en mai 2014
Crédit photo: jesuismv.com
Peu importe l'heure, il y a toujours quelqu'un en ligne sur le groupe Facebook, prêt à te soutenir, à t'encourager, à te féliciter, à te rassurer... Et ce, toujours sans jugement, avec respect. Le soutien des MV est instantané et inconditionnel.

L'appartenance est plus souple qu'avec un groupe de soutien local: pas de rencontre à heure fixe, pas de compte à rendre, aucune obligation! On peut partager nos moments difficiles immédiatement... ainsi que nos victoires, nos bonheurs et nos réflexions cocasses!

Elles ne sont pas toutes coureuses. Il y a des marcheuses, des amateures de crossfit, des randonneuses, des pédaleuses, des joggeuses, des boxeuses, des pagayeuses, etc. Et aussi des femmes qui cherchent simplement à prendre quelques minutes pour elles-mêmes, pour souffler, pour trouver un peu d'équilibre.

Il n'est pas question de performance, mais de plaisir et de bonheur. D'ailleurs, c'est d'elles que vient l'expression "courir au pace du bonheur".

Pour moi, ce groupe est une source de motivation puissante. Les fois où je me sens lâche, je lis quelques messages, je vois l'épanouissement de ces femmes qui se prennent en charge et qui en sont fières et... magie! J'enfile ma tenue de course, je lace mes espadrilles et je pars.

Je pense parfois à elles lorsqu'une sortie est difficile; je me sens moins seule dans mon épreuve et ça m'aide à persévérer.

Même lorsque ça va bien, je vais faire un tour sur le groupe au moins une fois par jour (je suis accro aux réseaux sociaux, je l'avoue!). Je lis les messages les plus récents et je réponds lorsqu'ils m'interpellent. J'aime aussi encourager une MV qui a besoin d'un coup de pouce, question de faire ma part, de rendre à la prochaine. Elles sont là lorsque j'ai besoin de soutien; l'inverse est vrai aussi! J'aime contribuer à ce beau réseau: ça m'aide à m'épanouir, et c'est une dimension du sport que j'adore.

Voilà! Je suis une MV et j'en suis fière!

Bandeau des Mères-Veilleuses de Karine Champagne, dossard du Défi Gars VS Filles
S'afficher fièrement en tant que MV!


Post-scriptum: Karine a récemment lancé le Projet 2D, sur la sensibilisation et le dépistage de la dépression, grand fléau des temps modernes. Jetez un coup d'oeil au site web, plein de ressources!

28 novembre 2015

Courir au Parc de la Rivière-des-Mille-Îles

Parc de la Rivière-des-Milles-Îles, bord de l'eau
Parc de la Rivière-des-Milles-Îles
Pour ma longue sortie de la fin de semaine, je voulais courir dans la nature et changer de décor. J'ai jeté mon dévolu sur un parc pas trop éloigné de chez moi, soit le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles à Laval.

L'avantage de ce parc, en plus d'être réputé pour ses beaux décors, est qu'il se situe à mi-chemin entre chez moi et chez ma amie inspiratrice. C'est l'endroit idéal pour nous donner un rendez-vous de course! Nous nous sommes donc rejointes à 8h30 en ce dernier samedi de novembre, concept auquel on n'aurait probablement pas cru il y a trois ou quatre ans à peine. Les surprises de la vie :)

Mon amie a un rythme différent du mien et, pour que la sortie soit plaisante pour tout le monde, je me suis ajustée à elle. Le but était de passer du temps ensemble, pas de battre des records de vitesse!

Il y avait une part de défi pour elle, car je voulais faire ma longue sortie, donc 8-10km, tandis qu'elle est plus habituée à faire 4-5km. Je lui avais dit qu'on pouvait faire sa distance ensemble et que je complèterais seule par la suite, mais elle voulait sortir de sa zone de confort. Un beau combo d'ajustements des deux côtés :)

En partant, on s'est entendues pour courir tranquillement pendant 1h, peu importe la distance. Comme facteurs de difficulté, il y a avait le froid et quelques côtes, mais surtout de la jasette! Ça joue sur le cardio, surtout quand on est habitué de courir seul, sans parler.

On a marché au besoin et pris quelques pauses-photos (tsé, tant qu'à choisir un parc pour son panorama!). Au final, on a parcouru 7,15km.

Parc de la Rivière-des-Milles-Îles, bord de l'eau
Rivière-des-Milles-Îles
Parc de la Rivière-des-Milles-Îles, bord de l'eau
Berge
On n'a pas regardé la carte des sentiers avant de partir et on a fini par courir la moitié du parcours dans les rues de Sainte-Rose, sur la piste cyclable. Le quartier est plutôt pittoresque, donc le côté visuel demeurait, et il n'y avait pas beaucoup de trafic automobile.

Après 1h, comme prévu, mon amie est rentrée chez elle. J'ai continué à courir, question de dépenser mon restant d'énergie: un peu plus de 3km en 20 minutes. J'ai pensé continuer, mais j'avais terriblement envie et je n'ai pas vu de toilettes publiques sur le chemin (j'ai vu à la toute fin qu'il y en a à l'entrée du parc... oups!!!).

Coureuse au bord de l'eau, méditation
Exercices balistiques (et contemplation)
dans la deuxième partie
Une vessie pleine n'incite pas à poursuivre longtemps! Mais c'était aussi bien comme ça, car j'étais aussi fatiguée et je dois garder de l'énergie pour le reste de la journée.

Au cours de cette portion solo, j'ai pris une mini pause pour des exercices balistiques... question de profiter du paysage. Ça fait du bien aux articulations ET au mental ;)

Côté performance: c'était un bel exercice de courir en discutant. Je ne pourrais pas soutenir une conversation à mon rythme habituel, donc ça faisait agréablement changement.

Côté endurance: en tout j'ai couru pendant 1h20 (environ 10,5km), ce qui compte parmi mes plus longues séances, et le tout pratiquement en continu. Pour une fille qui vise un 25-28km en trail l'automne prochain (et qui commence à mijoter un 50k pour l'automne 2017...), l'endurance est une qualité essentielle à travailler.

Côté température... On était chanceuses: pas de précipitations, pas de gel au sol (à part quelques plaques de glace facilement évitables dans la portion urbaine). Par contre, ouf, le froid! Je ne sais pas si c'est parce que j'allais plus lentement que d'habitude, mais j'ai gardé mon bandeau, ma tuque et mes gants tout le long. Autrement, mes doigts gelaient aussitôt! La saison froide est définitivement arrivée!

Coureuse heureuse, automne
De belles couleurs sur les joues!

26 novembre 2015

Commuter sur un nouveau chemin

Ouf! Que ce n'était pas facile de me lever ce matin! L'obscurité, la froidure, la fatigue... et le manque de motivation.

Je me suis rendu compte que je n'avais pas envie de parcourir le même chemin que d'habitude. Quand je me suis proposée un autre parcours, la motivation s'est pointée le bout du nez. Bingo!

Il faisait environ 5°C quand je suis partie, donc je ne me suis pas trop habillée. Un bandeau sur la tête et dans le cou, une camisole sous un chandail à manches longues, des pantalons, et c'est parti! Il ne pleuvait pas et il ne ventait pas trop, donc c'était suffisant.

Vêtements de course, multicouches, camisole et chandail à manches longues
Camisole pour garder le ventre
et le dos au chaud
façon de porter un bandeau pour la course, buff, bandana
Faut vraiment pas faire ça pour le look!
Plutôt que d'emprunter la piste cyclable le long de des rues Saint-Dominique puis Clark, j'ai suivi Berri et Drolet. La distance revient au même, et ça restait de la course dans des rues montréalaises, très ressemblantes à celles que je parcours habituellement... Mais ça suffisait comme changement, ça m'a fait du bien.

En arrivant au bureau, j'avais le gros sourire. Ce n'est pas toujours facile de partir courir, surtout tôt le matin, mais ça en vaut toujours la peine!

Coureuse souriante au parc Saint-Louis Montréal
Passage dans le parc Saint-Louis!

Je note donc deux trucs pour me motiver à commuter: avoir mon stock au bureau (pas le choix de me rendre... sinon je me complique la vie en traînant le double du stock au retour!) et varier le chemin.

Selfie coureuse peu motivée et coureuse souriante
C'est pas toujours facile, mais ça en vaut toujours la peine!

24 novembre 2015

Courir à la première neige

Ce matin est tombée la première neige montréalaise de l'hiver! Une vraie neige, blanche et ravissante, d'au moins un pouce d'épaisseur vers 8h. De beaux flocons dansants, comme dans les films de Noël.

Sol enneigé et bottes noirs
Première neige!
J'ai couru le soir. J'avais peur que ça se soit transformé en bouette rigide, climat montréalais oblige, mais j'ai été chanceuse! La neige est restée (un peu), et le sol était bien dur au parc Jarry.

Il faisait environ -5°C. J'ai enfilé des bas épais en laine de mérinos, des pantalons sports, une camisole sous mon super manteau Sugoi*, des gants magiques, un bandeau et une tuque. Sans oublier mes Mizuno* de trail dans les pieds, pour profiter d'une bonne traction sur le sol gelé!

Je voulais une petite sortie pour garder le rythme d'entraînement, qui est sournoisement descendu à deux sorties par semaine dernièrement. Discipline, discipline! Trois courses par semaine!

Le parc Jarry est relativement bien éclairé, mais j'ai quand même inauguré mes bandes réfléchissantes Nathan*. Je ne sais pas si elles sont vraiment pertinentes dans mon contexte, mais il vaut mieux abuser que manquer de prudence. Elles ont très bien tenu: une fois installées j'ai complètement oublié leur présence.

bandes réfléchissantes aux chevilles Nathan
Sécurité!

bandes réfléchissantes aux chevilles Nathan dehors
Faut pas faire ça pour le look...

J'étais assez fatiguée aujourd'hui, et j'avoue que l'idée de laisser tomber cette activité m'est passée par la tête pendant l'après-midi. Finalement je me suis bottée les fesses et je m'en félicite TELLEMENT! J'étais bien! Sentir l'air froid qui mord les poumons, qui vivifie l'esprit... Ça m'a rappelé combien j'aime prendre des marches l'hiver. J'ai même allongé un peu ma sortie, parce que j'aimais tellement ça. Mes genoux vont sûrement protester demain, mais bon, ma tête est contente!

J'ai parcouru 6km en 43 minutes. Pas mon meilleur temps, mais, considérant les trottoirs couverts de glace noire et la difficulté accrue de courir sur du gazon long gelé, je suis satisfaite. J'ai été assez constante pendant mes tours du parc; ce sont surtout les réchauffement et refroidissement qui m'ont ralentie.

Observations saisonnières: en suivant les conseils d'autres coureurs plus expérimentés, j'ai bien géré les températures (la mienne et l'extérieure). Grâce au manteau, je peux traîner des mouchoirs et ranger mes gants lorsque j'ai suffisamment chaud, ce qui est bien pratique. L'hiver, les fontaines du parc ne fonctionnent pas, donc je ne peux pas m'y fier pour m'hydrater.

Coureuse souriante le soir l'hiver
Coureuse épanouie!

L'hiver dernier, mon amie inspiratrice est allée courir à -30°C, avec son groupe de course. J'avoue que je l'avais trouvé un peu folle, sur le coup. Ce soir, j'ai pensé à elle et je l'ai compris. Il suffit de bien s'habiller: le reste se passe dans la tête!


*Ce message n'est pas commandité par Sugoi, Nathan, Mizuno ou aucune autre organisation ou compagnie. Personne ne m'a demandé d'écrire ce message, ni ne m'influence dans mes commentaires.